Mairie de Paris : Emmanuel Grégoire élu premier adjoint, en l'absence de Bruno Julliard démissionnaire

Emmanuel Grégoire a été élu par 79 voix sur 83 exprimées, dont 4 votes nuls ou blancs. Le groupe LR et indépendant ainsi que le groupe Démocrates et progressistes ont refusé de prendre part au vote.

Emmanuel Grégoire, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 27 août 2017.
Emmanuel Grégoire, lors d'une conférence de presse à Paris, le 27 août 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Du changement à la mairie de Paris. Les élus de la capitale ont voté, lundi 24 septembre, la composition du nouvel exécutif, entérinant l'arrivée d'Emmanuel Grégoire, nouveau premier adjoint de la maire socialiste Anne Hidalgo. ll remplace ainsi Bruno Julliard, après sa démission fracassante la semaine dernière.

Après une trentaine de minutes de vote, la maire de Paris a annoncé l'élection de son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, élu par 79 voix sur 83 exprimées, dont 4 votes nuls ou blancs. "Merci d'avoir accepté de remplir cette fonction à mes côtés", lui a adressé Anne Hidalgo devant un hémicycle clairsemé.

"Vous avez déjà arrêté et donné le résultat"

Le groupe LR et indépendant a refusé de prendre part au vote, à bulletin secret, dénonçant "un simulacre démocratique" par la voix de sa présidente Florence Berthout. "Vous avez déjà arrêté et donné le résultat du vote à la presse, et votre service de communication s'est empressé d'afficher son nom sur le site de la mairie", a-t-elle dénoncé au cours du Conseil. Le groupe Démocrates et progressistes au Conseil de Paris n'a pas non plus pris part au vote.

Les élus ont également voté la nomination de Karen Taieb au poste d'adjointe au Patrimoine. L'absence de Bruno Julliard, désormais attendu sur les bancs des élus socialistes dans l'hémicycle, a été remarquée. Joint par l'AFP, l'adjoint démissionnaire a indiqué "ne pas avoir souhaité être présent mais laissé, comme il est d'usage, [sa] procuration à [son] groupe politique".  L'élu parisien a dénoncé la semaine dernière "approximations", "déficit d'humilité", "opportunisme" et "inconstance" de la Mairie de Paris.

La mairie de Paris a vécu un véritable électrochoc avec cette démission, qui a fragilisé Anne Hidalgo, déjà attaquée ces derniers mois en raison de multiples difficultés (Vélib', Autolib, voies sur berges...). Alors que les candidatures pour les élections municipales de 2020 se multiplient, Anne Hidalgo, interrogée par France 2 samedi soir, a rappelé que "le temps n'est pas à la candidature".