Des "attaques pas dignes de notre démocratie" : la majorité fait bloc autour de Benjamin Griveaux après son renoncement aux municipales

"On a voulu jeter son honneur en pâture sur les réseaux sociaux", a estimé le parlementaire Bruno Questel.

Benjamin Griveaux à l\'Assemblée nationale en octobre 2019.
Benjamin Griveaux à l'Assemblée nationale en octobre 2019. (S?BASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)

Bruno Questel, député La République en marche (LREM) de l'Eure a dénoncé vendredi 14 février sur franceinfo "ce nouveau cap qui est franchi dans la République française en termes d'ignominie et de saloperie", après la décision de Benjamin Griveaux de renoncer à briguer la mairie de Paris. Des vidéos à caractère sexuel, attribuées à Benjamin Griveaux mais non authentifiées à cette heure, ont été diffusées sur internet.

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"Les vidéos, quelles qu'en soient la nature, la véracité, ont un caractère intime. Cela ne regarde personne. On a voulu jeter son honneur en pâture sur les réseaux sociaux", a réagi Bruno Questel.

"Nous nous battrons jusqu'au bout"

Olivia Grégoire, députée LREM de Paris, vice-présidente de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, s'est dite sur franceinfo "vraiment très inquiète" car, selon elle, "ce qui se passe est grave sur le plan de la démocratie". La députée se veut malgré tout combattive en vue des municipales : "Nous allons trouver une solution. La République en marche est forte. La République en marche est là. La République en marche ne lâchera pas Paris. Nous nous battrons jusqu'au bout. Nous y croyons tous très fort", a-t-elle dit.

Elle a également demandé aux médias de laisser tranquille Benjamin Griveaux : "Sincèrement, si possible, qu'on le laisse se retrouver en famille. C'est un moment difficile."

Il nous a parlé en capitaine. En capitaine, il a décidé de laisser le navire avancer par gros temps.Olivia Grégoire, députée LREM de Parisà franceinfo

"Des attaques immondes"

"Je réunirai dans les prochaines heures les cadres de la campagne parisienne, issus de toutes les sensibilités politiques de la majorité, pour réfléchir collectivement, rapidement, à la meilleure proposition pour continuer à porter notre projet et à incarner le changement pour Paris", a annoncé ce vendredi à la presse Stanislas Guerini, député de Paris et délégué général de La République en marche.

"Notre responsabilité collective c'est de continuer à porter ce projet", a-t-il déclaré après avoir remercié et apporté son soutien à Benjamin Griveaux et à sa famille qui "ont subi ces dernières heures des attaques inqualifiables et pour tout dire immondes." "Cela doit nous interroger collectivement sur l'état de notre démocratie et nous devons avoir aussi la responsabilité collective de dire 'pas ici, pas en France'."

Le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a également apporté sur Twitter son "soutien indéfectible" à Benjamin Griveaux. Quant au Premier ministre Edouard Philippe, il a exprimé sa "sympathie" et son "soutien" à Benjamin Griveaux depuis le Havre, où il est candidat aux municipales.