Municipales à Marseille : le Printemps marseillais veut rassembler à gauche "autour d'un projet fondé sur l'écologie"

Malgré une union très large à gauche pour les municipales à Marseille, le Printemps marseillais n’est pour l’instant que troisième dans les sondages, derrière Les Républicains et le Rassemblement national, juste devant Europe Ecologie - Les Verts.

Michèle Rubirola, tête de liste du Printemps marseillais, le 11 janvier 2020, à Marseille.
Michèle Rubirola, tête de liste du Printemps marseillais, le 11 janvier 2020, à Marseille. (DAVID ROSSI / MAXPPP)

La gauche parviendra-t-elle à s’unir à Marseille pour les élections municipales ? C’est l’objectif du Printemps marseillais, composé notamment du Parti socialiste, de La France insoumise, du Parti communiste et de la société civile. Une liste d’union qui promet une ville "plus juste et plus verte", mais qui ne parvient pas, pour le moment, à convaincre Europe écologie - Les Verts de la rejoindre.  

Une liste qui tente "d'unifier les forces de gauche"

Durant les manifestations contre la réforme des retraites, la liste d'union des gauches en profite pour tracter. "Nous sommes le Printemps marseillais, une liste municipale qui essaye d'unifier les forces de gauche", lance une femme aux manifestants. Dans le cortège, les Marseillais semblent plutôt séduits et pourraient se transformer en électeurs. Certains rêvent d'une alternance après l’ère Jean-Claude Gaudin. "Je pense que c'est une bonne chose, dit une manifestante. Ça devrait être dans toutes les villes une liste d'union."

Le Printemps marseillais promet de présenter des candidats pour moitié issus de la société civile. Tous les citoyens peuvent ainsi participer au renouvellement de la classe politique. "C'est une première dans les annales de Marseille, un tel rassemblement ne s'est jamais vu", s'enthousiasme Jean-Marc Coppola, conseiller municipal communiste et membre de ce nouveau mouvement. "Actuellement, on a près de 400 hommes et femmes qui ont répondu. On va avoir du travail au niveau du collège électoral, mais tant mieux !"

Dans une période de crise de la politique et de l'engagement, avoir des femmes et des hommes qui s'engagent en politique, dans le sens noble du terme c'est un message clair qui nous est adressé.Jean-Marc Coppolaà franceinfo

Malgré cette union très large à gauche, le Printemps marseillais n’est pour l’instant que troisième dans les sondages, derrière Les Républicains et le Rassemblement national, et juste devant Europe Ecologie - Les Verts. EELV qui n’a pas souhaité rejoindre cette liste d’union de la gauche, explique Sébastien Barles, tête EELV à Marseille : "Peut-être que le Printemps marseillais rassemble des forces citoyennes, mais ma crainte, c'est que les partis vampirisent cette aspiration unitaire au changement à Marseille, explique Sébastien Barles. Il faut qu'on arrive à se rassembler autour d'un projet fondé sur l'écologie. Si c'est le cas de copains du Printemps, qui souhaitent mettre l'écologie et le renouveau citoyen au coeur de la démarche, qu'ils nous rejoignent !"

Un petit problème de division que ne comprend pas Michèle Rubirola, tête de liste du Printemps Marseillais. "Le rassemblement que les Marseillais attendent, assure-t-elle, c'est le Printemps marseillais ! On est le plus grand rassemblement des forces de la gauche, des écologistes et des citoyens."

Pour moi, la candidature de Sébastien Barles est incompréhensible et les Marseillais aussi l'ont compris. C'est à Sébastien de le comprendre et je pense qu'il est en capacité de le faire. Michèle Rubirolaà franceinfo

Si les deux formations parvenaient à s’entendre, elles pourraient virer en tête au soir du premier tour des municipales. Et prendre un avantage décisif pour conquérir Marseille, après 25 ans d’un règne sans partage de la droite.

Le Printemps marseillais tente l’alliance des gauches à Marseille mais peine à convaincre EELV - reportage Matthieu Mondoloni
--'--
--'--