Législatives : "Rallié jamais, allié peut-être", répond Olivier Falorni au gouvernement qui cherche à élargir sa majorité

S'il est prêt à travailler avec le gouvernement sur certains textes, la retraite à 65 ans est pour le député divers gauche de Charente-Maritime une ligne rouge.

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Radio France
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Olivier Falorni, député divers gauche de Charente-Maritime, le 29 juin 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le chef de l'État,qui ne dispose que d'une majorité relative à la suite des élections législatives, a appelé mercredi, lors d'une allocution télévisée, les groupes politiques de l'Assemblée nationale à "légiférer différemment" et à des "compromis" sur les prochains textes de loi. "Rallié jamais, allié peut-être", a répondu jeudi 23 juin sur franceinfo Olivier Falorni, député divers gauche de Charente-Maritime.

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"Je suis dans une démarche constructive. Je ne veux pas que le pays soit bloqué, explique le député. Je suis un homme de centre gauche. Je considère que les mélenchonistes ne représentent pas la gauche, mais l'extrême gauche", a-t-il expliqué. "Donc, à partir de là, je suis ouvert. Mais je suis à la fois indépendant et exigeant. Indépendant, parce que je ne veux pas me rallier. Je peux être éventuellement un allié, mais sur des bases très claires", a-t-il expliqué.

À ce jour, Olivier Falorni ne comprend pas l’attitude de la majorité présidentielle : "J’attends de voir une attitude nouvelle du gouvernement", expose-t-il.

"On a l'impression que, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, il est encore dans la culture de la majorité écrasante. Soit c'est l'effet de la sidération du résultat, soit d'une apathie complètement stupéfiante."

Olivier Falorni, député divers gauche

à franceinfo

Olivier Falorni dénonce un "jeu de dupes" et une "partie de bonneteau" entre Emmanuel Macron et les groupes d’opposition : "Le gouvernement ne cherche pas vraiment à élargir sa majorité, sauf à discuter avec des groupes politiques dont on sait bien qu'ils ne voudront pas faciliter la tâche du gouvernement", estime-t-il.

Le député n'est pas opposé à travailler avec le gouvernement sur certains textes : "Le cas par cas, ça me va, mais à condition que les députés du centre gauche comme moi se retrouvent dans les textes et la stratégie proposés", prévient-il. Cela risque de coincer sur un sujet sensible à gauche : "Cette réforme brutale des retraites à 65 ans a été pour moi une ligne rouge pendant la campagne, il y avait une ligne rouge qui était celle du mélenchonisme, mais il y avait de l'autre côté, la ligne rouge de la retraite à 65 ans", a-t-il critiqué.

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