Législatives : La République en marche n'investit par Manuel Valls, mais ne présentera pas de candidat face à lui

Manuel Valls avait présenté sa candidature pour devenir un député du mouvement d'Emmanuel Macron, mais ne remplit pas les critères requis, car il a déjà effectué trois mandats parlementaires.

Manuel Valls et Emmanuel Macron, alors respectivement Premier ministre et ministre de l\'Economie, sur le perron de l\'Elysée le 10 décembre 2014.
Manuel Valls et Emmanuel Macron, alors respectivement Premier ministre et ministre de l'Economie, sur le perron de l'Elysée le 10 décembre 2014. (MARTIN BUREAU / AFP)

Sur le cas épineux de Manuel Valls, La République en marche a choisi le compromis. La candidature de l'ex-Premier ministre socialiste à l'investiture du mouvement d'Emmanuel Macron pour les élections législatives a été refusée, a indiqué son secrétaire général, Richard Ferrand, jeudi 11 mai. Mais le mouvement ne présentera pas de candidat face à lui dans sa circonscription de l'Essonne.  

Manuel Valls a "salué" dans un message posté sur Twitter cette décision. "J'ai pris connaissance du choix d'En Marche! pour la première circonscription de l'Essonne. Je salue cette décision. C'est donc en homme libre mais fort d'une identité politique claire, revendiquée, assumée -républicain, progressiste, de gauche- que j'agis", a déclaré l'ex-Premier ministre.

"Nous ne voulons pas donner l'impression d'humilier"

Manuel Valls "ne répond pas aux critères" requis pour être investi, a réitéré Richard Ferrand, car "aucun candidat ne peut être investi s’il a déjà effectué trois mandats de parlementaires".  Mais le secrétaire général de La République en marche justifié le sort particulier réservé à Manuel Valls : "Au moment où nous rassemblons, nous estimons qu'on ne claque pas la porte au nez à un ancien Premier ministre". "Nous ne voulons pas donner l'impression d'humilier, de rejeter, d'être dans une vindicte", a-t-il ajouté.

Interrogé pour savoir si le cas de Manuel Valls avait été tranché par Emmanuel Macron lui-même, Richard Ferrand a répondu que le nouveau président de la République avait été saisi "de quelques cas qui relevaient d'un aspect particulier".

"Je serai candidat de la majorité présidentielle", avait annoncé un peu vite Manuel Valls le 9 mai sur RTL. L'entourage d'Emmanuel Macron avait alors réagi en l'invitant à présenter sa candidature sur internet comme les autres, et en mettant en doute sa capacité à obtenir l'investiture.

De son côté, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait jugé "impossible" qu'il conserve sa carte du parti tout en briguant l'investiture de La République en marche.