Législatives : le casse-tête des frais de campagne

Participer aux élections législatives est une chose, financer sa campagne une autre. Pour certains candidats défaits n'ayant pas atteint un certain seuil, les frais de campagne vont peser lourds, notamment ceux qui représentaient le PS.

FRANCE 3

Pierre-Alain Weil s'est présenté pour la première fois aux élections législatives. Mais dans l'incertitude des résultats, ce candidat socialiste de la 14e circonscription de Paris a limité au maximum ses dépenses de campagne. "Je savais qu'il y avait un risque. Et donc il fallait que je sois en dessous de 10 000 euros. À l'arrivée je suis en dessous de 9 000."

Pas d'aide publique

9 000 euros qu'il devra rembourser sans aide publique, car avec un score de 2.5 %, Pierre-Alain Weil est très en dessous du seuil exigé pour se faire rembourser une partie de ses frais de campagne. "Je n'ai pas fait les 5 %, donc je ne touche pas d'argent de l'État pour financer ma campagne", s'inquiète le candidat déçu. Le PS l'aidera certes, mais avec la débâcle électorale du premier tour des législatives, le parti est lui-même menacé. Car c'est en fonction de ce scrutin que l'État verse ses dotations annuelles.

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Dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 22 mars 2016. (DENIS ALLARD / REA)