Olivier Faure pose ses conditions à Jean-Luc Mélenchon pour créer une "fédération populaire" : "l'Europe et l'abandon du populisme"

Le premier secrétaire du Parti socialiste était invité sur CNews lundi.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 6 avril 2019 à Toulouse (Haute-Garonne).
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le 6 avril 2019 à Toulouse (Haute-Garonne). (PASCAL PAVANI / AFP)

Jean-Luc Mélenchon a proposé au Parti socialiste de créer une "fédération populaire" après les élections européennes. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n'a pas (totalement) écarté ce rapprochement avec La France insoumise, mais il a posé deux conditions, mardi 30 avril, sur CNews. "Très bien Jean-Luc, si tu veux que nous nous retrouvions, il y a deux conditions : l'Europe et l'abandon du populisme", a-t-il déclaré.

C'est une nouvelle que j'ai accueillie plutôt avec bienveillance, c'est la première fois que Jean-Luc Mélenchon considère qu'il n'est pas celui qui va remplacer l'ensemble des forces progressistes et forces de gauche dans ce pays.Olivier Fauresur CNews

"Je suis un Européen convaincu et je considère que (...) les grands défis, ceux du climat, ceux de la sécurité, ceux de l'emploi, tout ça ne peut être relevé que dans le cadre européen", a ajouté le patron du Parti socialiste. "Et le deuxième sujet, c'est que je ne serai jamais un populiste (...) parce que c'est tourner le dos à notre propre histoire, l'histoire de France, l'histoire de la Révolution française", a-t-il expliqué. "C'est ce qu'il y a de pire en politique."

"La question, c'est : est-ce qu'on a besoin aujourd'hui dans notre pays d'une grande force à gauche qui permette de rééquilibrer ce que sont les nationalistes, à l'extrême droite, et ce que sont les libéraux avec Emmanuel Macron ? Je le crois, de toutes mes forces, parce que si ce débat se polarise uniquement sur ce débat entre nationalistes et libéraux, ça se finira très mal", a conclu le patron des socialistes.