Européennes : l'Indre demande aux mairies d'assurer le transport du matériel électoral pour "alléger" les forces de l'ordre

La demande a été refusée par certains élus.

Les communes refusent de prendre à leur charge le rapatriement des urnes jusqu\'à la préfecture. (illustration)
Les communes refusent de prendre à leur charge le rapatriement des urnes jusqu'à la préfecture. (illustration) (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Des élus refusent d'acheminer les documents de vote en préfecture, a indiqué France Bleu Berry, après la proposition des autorités de l'Indre de demander aux communes d'acheminer, elles-mêmes, les documents de vote en préfecture.

La préfecture de l'Indre a demandé aux mairies, qui ont des bureaux de vote centralisateurs situés dans les chefs-lieux de canton, d'assurer le transport des documents de vote, le soir des élections européennes, le 26 mai prochain. L'acheminement du matériel électoral en préfecture était jusqu'à présent assuré par les forces de l'ordre. Pour justifier ce changement, la préfecture de l'Indre évoque "un dispositif allégeant la charge de travail des forces de l'ordre, déjà fortement sollicitées et dont le transport n'est évidemment pas le cœur de mission".

Pour la ville du Blanc : 120 kilomètres aller-retour

"On nous supprime des services publics, comme la maternité du Blanc. Il n'y a aucune raison qu'on fasse l'effort d'aller jusqu'à Châteauroux. L'État nous ignore, donc nous aussi, nous l'ignorons", tranche Annick Gombert, maire du Blanc. Il faudrait que ses services fassent 120 kilomètres aller-retour pour se rendre à Châteauroux, dans les locaux de la préfecture de l'Indre, après le dépouillement des bulletins ou au plus tard le lendemain matin. "L'Etat est en train de se défausser d'un certain nombre d'actions au détriment des communes", s'agace Annick Gombert.

Selon les informations recueillies par France Bleu Berry, certains maires seraient prêts à faire le déplacement en cas de contrepartie financière. De son côté, la préfecture a indiqué, par communiqué de presse, que 11 des 13 maires concernés par la proposition étaient d'accord pour transporter les documents. Des négociations sont toujours en cours.