Vers une sortie de crise à la LMDE, première mutuelle étudiante de France

La LMDE, la première mutuelle étudiante de France avec près d’un million d’adhérents, est placée depuis le mois de février sous procédure de sauvegarde de justice. En cause, les 35 millions de dettes de l'organisme.

(La LMDE est la première mutuelle étudiante de France avec près d’un million d’adhérents © maxppp)

Ces 35 millions de dettes concernent non seulement les complémentaires santé des étudiants mais aussi leur régime spécifique de couverture santé. L’Assemblée générale a adopté mardi un plan de sauvegarde qui met peut être la fin d’un long feuilleton. Ce que propose ce plan qui doit encore être validé par le tribunal de commerce, c'est de transférer les activités de la LMDE lié au régime obligatoire d'assurance maladie des étudiants directement à la sécurité sociale.

Une scission de la LMDE

La CNAM, la caisse nationale d'assurance maladie, deviendrait l’interlocuteur des étudiants, pour leur inscription, leur carte vitale, leurs remboursements. Ce changement pourrait considérablement améliorer la qualité de services alors qu'un rapport du défenseur des droits pointait une nouvelle fois mardi les nombreuses défaillances de la LMDE. Les activités liées aux complémentaires santé seraient elles adossées à Interiale, l'ancienne mutuelle du ministère de l'Intérieur.

Eviter un plan social

Ce plan devrait aussi permettre à la LMDE d'éviter un plan social. Sur les 550 employés de l'organisme, près de 450 devraient eux aussi être transférés à la CNAM. Officiellement donc, la LMDE s'adosse à la sécurité sociale pour éviter la faillite. Mais la question posée est bel et bien, celle de l’existence même du système de couverture santé des étudiants.

Faire entrer les étudiants dans le giron de la sécu

La particularité de ce régime, c'est qu'il est jusqu' à présent géré par des mutuelles étudiantes. Mais, à l’automne dernier, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à supprimer ce système pour faire entrer les étudiants dans le giron de la sécurité sociale au même titre que les salariés. D'après la Cour des comptes, cela permettrait une économie de 70 millions d’euros pour l’ensemble du système de santé.