Un compte courant vendu cinq euros dans les magasins Carrefour

 Le groupe Carrefour propose à partir de mardi dans ses grandes surfaces un coffret permettant d’ouvrir un compte-courant en dix minutes sur Internet.

Le coffret permet d\'ouvrir un compte sans conditions de revenus, ni dépôt minimum.
Le coffret permet d'ouvrir un compte sans conditions de revenus, ni dépôt minimum. (FRED TANNEAU / AFP)

Acheter un compte bancaire en même temps qu'un paquet de couches et des yaourts à la fraise ? C'est ce que propose le groupe Carrefour à partir de mardi 18 avril avec son offre "C-Zam". Trois ans après le lancement à succès du compte Nickel chez les buralistes par un concurrent, le géant de la distribution entend, lui aussi, percer sur ce créneau du compte-courant alternatif, 100% en ligne et sans conseillers.

1 euro par mois, sans conditions de revenus 

C'est un coffret bleu, vendu 5 euros, dans tous les magasins Carrefour, avec à l'intérieur, une carte de paiement internationale et une notice pour ouvrir son compte-courant, en 10 minutes sur internet. Coût de fonctionnement : 1 euro par mois, sans conditions de revenus, ni dépôt minimum. Pour Carrefour, qui vend déjà une large gamme de services bancaires depuis 30 ans, cette nouvelle offre "C-Zam" s'inscrit dans une stratégie précise. "L’objectif est de conquérir de nouveaux clients. Un client C-Zam sera aussi un client Carrefour Banque et Assurance. Nous serons très heureux de lui proposer des produits d’assurances ou un prêt personnel", explique Julien Jaillon, directeur général de Carrefour banque. 

Le modèle du compte Nickel, proposé par les buralistes

Si Carrefour ce lance aujourd'hui sur ce créneau, c'est parce que le compte Nickel, distribué par les buralistes, a remporté son pari estime Éric Delannoy, président du cabinet Tenzing. "Le compte Nickel a montré que cela marchait : en moins de trois ans, ils ont réussi à avoir plus de 500 000 clients. Le modèle a montré qu’il existait : on peut ouvrir des comptes bancaires sans conseiller bancaire, en dehors des agences bancaires. Ce que les banques se sont refuser à imaginer il y seulement quelques années." Les banques traditionnelles qui verront bientôt un troisième acteur venir empiéter sur leurs plates-bandes : l'opérateur télécom Orange avec sa Orangebank.