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Ile-de-France : Valérie Pécresse veut "accélérer la mise en concurrence des transports"

La présidente de la région souhaite avancer le processus de dix ans pour les métros et RER.

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France Télévisions
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Un train en gare de Pontoise (Oise), le 17 décembre 2019. (MAXPPP)

Dans une interview publiée mecredi 5 février dans Le Parisien, Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, annonce sa volonté d'"accélérer la mise en concurrence des transports". Objectif : baisser les coûts et améliorer le service. Elle souhaite que le monopole de la SNCF soit levé dès 2023 pour les lignes Transilien. "Nous choisirons lesquelles en fonction des études que nous allons lancer cette année. J'ai clairement en tête les lignes R et J, où on a besoin d'améliorations de services", précise Valérie Pécresse.

"La loi de mobilité a repoussé à 2039 l'ouverture à la concurrence des lignes de la RATP et à 2033 les lignes de RER. C'est trop tardif", fait valoir la présidente de région, indiquant lancer "l'ouverture à la concurrence des bus RATP pour être prête fin 2024". "Pour les métros et RER, je souhaite avancer le processus de dix ans. L'objectif, c'est que tout le réseau puisse être ouvert à la concurrence à l'horizon 2030."

En cause, notamment, la grève contre la réforme des retraites qui touche les transports en commun franciliens depuis le 5 décembre. "Dans toutes les métropoles de province ouvertes à la concurrence, la grève n'a pas eu d'impact", souligne Valérie Pécresse. Et d'ajouter : "Un monopole public peut se permettre de ne pas faire le service minimum ni la qualité de service demandée car il sait que le client ne pourra pas aller chercher le service ailleurs et que l'actionnaire Etat renflouera de toute façon les caisses !"

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