Montpellier : le maire Philippe Saurel n'est toujours "pas favorable" aux trottinettes en libre-service malgré le nouveau décret

Si le décret répond, selon lui, aux demandes en matière de sécurité, il ne résout pas le problème de l'encombrement des trottoirs.

Le maire de Montpellier, Philippe Saurel ne veut toujours pas de trottinettes électriques en libre-service dans sa ville.
Le maire de Montpellier, Philippe Saurel ne veut toujours pas de trottinettes électriques en libre-service dans sa ville. (ERIC PIERMONT / AFP)

Le maire de Montpellier, Philippe Saurel, n'est toujours "pas favorable" aux trottinettes électriques en libre-service dans sa ville, a-t-il déclaré sur franceinfo vendredi 25 octobre, alors qu'un décret encadrant la circulation de ces engins vient de paraître au Journal officiel.

Le "free-floating", c'est l'anarchie sur les trottoirs

"Je pense que ce décret répond à l'essentiel des demandes des citoyens qui étaient avant tout la sécurité pour les piétons et pour les utilisateurs des trottinettes sur les voies publiques", a-t-il estimé, même si ce décret "n'enlève pas la problématique des trottinettes en libre-service dans ma ville". Selon le maire de Montpellier, le "free-floating", autrement dit le libre-service de ces engins motorisés, "a l'inconvénient d'avoir des trottinettes un peu disséminées partout y compris sur les passage piétons, aux abords des feux, de façon anarchique dans l'espace public. C'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas accepté en premier."

"Je vais interroger les élus concernés et les services, mais je ne suis pas très chaud", assure-t-il. "Le free-floating, moi je n'y suis pas favorable [...] dans une ville comme la nôtre, qui n'est pas une ville avec des voies très larges."

Il y a des petites rues médiévales. S'il y a des trottinettes partout, c'est l'enfer pour les poussettes, pour les personnes handicapées.Philippe Saurel, le maire de Montpellierà franceinfo

Pour les utilisateurs qui possèdent leur propre trottinette électrique, Philippe Saurel prévient qu'ils devront se conformer au décret : "Il faut [...] surveiller quand on peut le faire. Les systèmes de vidéo-surveillance nous permettront de le faire", indique le maire, qui assure par ailleurs que la construction d'un "réseau cyclable important" est engagée à Montpellier.