"Une première série de test" de vente de billets SNCF dans les bureaux de tabac aura lieu "prochainement"

Le président de la confédération des buralistes, Philippe Coy, a expliqué, mercredi sur franceinfo, qu'ils allaient travailler avec les équipes de la SNCF après la rencontre avec Guillaume Pepy, dans la matinée.

Les enseignes d\'un bureau de tabac, à Montpellier (Hérault), le 30 novembre 2016.
Les enseignes d'un bureau de tabac, à Montpellier (Hérault), le 30 novembre 2016. (ALEX BAILLAUD / MAXPPP)

La confédération des buralistes a proposé à la SNCF de pouvoir vendre des billets de train dans les bureaux de tabac. Son président Philippe Coy a rencontré Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, mercredi 6 mars, lors d'une réunion. Il a réagi sur franceinfo.

franceinfo : La décision est-elle actée ?

Philippe Coy : Les orientations sont actées. Maintenant, il nous reste à travailler sur le projet, sa mise en œuvre et comment cela peut se déployer. Mais l'idée a fait son chemin et Guillaume Pepy pense pouvoir s'appuyer sur ce réseau.

Quelles sont les conditions que vous souhaitez ?

Des conditions techniques et bien évidemment économiques, nous devons discuter, c'était une première rencontre pour partager les visions entre l'entreprise que dirige Guillaume Pepy [la SNCF] et la confédération des buralistes, son plan de transformation, son rôle et son implication dans les territoires. Nous allons maintenant travailler avec les équipes pour déployer une première série de tests prochainement. Ce n'est absolument pas de la concurrence aux guichetiers de la SNCF, il y a des réflexions économiques ouvertes de part et d'autres, les régions ont un souci de servir encore mieux les territoires, il est impératif aujourd'hui d'avoir des amplitudes horaires qui correspondent aux attentes des usagers, c'est en ce sens que nous pouvons compléter l'offre, non pas l'éradiquer mais être en complément en intensifiant la présence à travers le réseau des buralistes.

On connaît les difficultés actuelles des buralistes par rapport au prix du paquet de tabac. Est-ce que cela va faire du bien au tiroir-caisse ?

Cela va surtout continuer à pérenniser la fréquentation de nos établissements. À l'horizon 2021, nous sommes dans l'objectif d'être le drugstore du quotidien du Français. Rappelons, il y a quatre ans, l'expérience réussie de la néo-banque Nickel dans le réseau des buralistes. Nous proposons aujourd'hui de décloisonner les standards du commerce, de cette proximité qui est notre ciment et de ce lien professionnel que nous déployons au quotidien. Ces nouveaux services font aussi entrer de nouveaux clients (...). Bien évidemment, cela amène quelques contraintes, c'est le lot de tout changement, mais ce qui est important à noter c'est la satisfaction des clients. Nous devons changer, nous devons nous adapter, nous devons transformer ce regard sur le réseau des buralistes qui est un lieu de convivialité et de service au public. C'est le défi que nous devons relever avec l'ensemble des 24 500 buralistes en France.