Dans les gares, des annonces sonores et des affichettes visent à limiter les oublis de bagages dans les trains, responsables d'importants retards. Sur les quais d'un transilien parisien, une brigade reste vigilante. Un conducteur de chien de détection d'explosifs, Geoffroy, et son berger belge malinois, Merlin, binôme inséparable, ont repéré un bagage abandonné. Entraîné, le chien se met en recherche olfactive. Le sac ne représente finalement pas de danger, et partira au service des objets trouvés.La crise a eu un impact sur les oublisMais cela ne se passe pas toujours si bien : quand le colis est davantage suspect, il faut lever le doute avec des équipes de démineurs, ce qui occasionne l'immobilisation des trains pendant 1h45 en moyenne, parfois jusqu'à 3 heures. L'an passé, 656 heures de retard ont été cumulées sur une des lignes. Selon la SNCF, la crise a eu un impact sur ces nombreux oublis. "Les clients, du fait du port du masque, ont un champ de vision, une acuité visuelle réduite. Ils sont beaucoup plus préoccupés par leur environnement et un peu moins par leurs effets personnels", explique Sylvie Henry, directrice adjointe du transilien Paris Ligne C.