SNCF : un mode de tarification "plus simple, plus lisible" est à l'étude, affirme le PDG de l'entreprise ferroviaire

"Nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible. Nous devons prendre six mois à un an pour étudier sérieusement la question car la réponse nous engagera pour des années", a affirmé Jean-Pierre Farandou.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF, le 28 février 2020 au siège de l'entreprise à Saint-Denis près de Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, promet de réfléchir à une simplification des tarifs de l'entreprise ferroviaire, souvent critiqués pour leur complexité, dans une interview accordée aux Echos jeudi 17 septembre. "Nous devons réfléchir à une évolution de notre politique tarifaire, plus simple", déclare Jean-Pierre Farandou, arrivé en octobre 2019 à la tête de l'entreprise publique. "Même si objectivement, l'image ne reflète pas la réalité, la perception c'est que le TGV est cher et c'est un problème."

L'année dernère déjà, les tarifs de la SNCF avaient fait peau neuve. L'entreprise ferroviaire avait voulu simplifier sa gamme tarifaire et rendre les billets plus facilement remboursables ou échangeables.

"Un nouveau mode de tarification lisible"

"Dans les années 1990, avec l'essor du TGV, nous avons mis fin à la tarification kilométrique, pour nous inspirer du modèle aérien en faisant évoluer nos prix en fonction d'algorithmes qui étudient l'offre et la demande", explique Jean-Pierre Farandou. "Aujourd'hui, nous devons imaginer un nouveau mode de tarification, plus lisible. Nous devons prendre six mois à un an pour étudier sérieusement la question car la réponse nous engagera pour des années."

Le PDG de la SNCF estime également qu'il faudra "environ deux ans pour retrouver les courbes de trafic antérieures à la crise" du coronavirus. "Les courbes repartent vers le haut, mais à vitesse lente. Sur les loisirs, l'été s'est bien passé, mieux que ce que nous avions prévu au départ, mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires", détaille Jean-Pierre Farandou.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.