SNCF : l'Unsa-ferroviaire suspend son préavis de grève

Un porte-parole du syndicat a précisé qu'il ne "lèverait formellement son préavis qu'après l'ultime table ronde de négociation avec la direction".

Des salariés de la SNCF aident des usagers à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 1er juin 2016, lors d\'une grève.
Des salariés de la SNCF aident des usagers à la gare Saint-Lazare, à Paris, le 1er juin 2016, lors d'une grève. (ANADOLU AGENCY / AFP)

L'Unsa-ferroviaire met sa grève en pause. Le deuxième syndicat à la SNCF a annoncé, jeudi 2 juin, "suspendre son préavis" de grève reconductible lancé mardi soir, tout en affirmant ne "rien s'interdire dans les jours à venir" pour "maintenir la pression sur les négociations" des conditions de travail des cheminots.

Un porte-parole du syndicat a précisé qu'il ne "lèverait formellement son préavis qu'après l'ultime table ronde de négociation avec la direction" que le syndicat demande "d'avancer à vendredi", au lieu de lundi.

15,2% des personnels de la SNCF en grève

Après le retrait de la CFDT lundi et celui, maintenant, de l'Unsa, les seules organisations représentatives à la SNCF appelant encore à la grève reconductible sont la CGT-cheminots et Sud-rail. Sur certains tronçons (notamment sur certaines lignes du Transilien), ce dernier syndicat appelle à la grève reconductible depuis le 18 mai.

Jeudi, la grève lancée mardi soir était suivie par 15,2% des personnels, contre 17% la veille, selon la SNCF. Les conditions de trafic étaient similaires à celles de mercredi avec seulement 40% des Transilien et RER (tronçon SNCF) en Ile-de-France, un tiers des Intercités, la moitié des TER en circulation et six TGV sur dix, selon la SNCF.

Mercredi soir, la direction a transmis aux syndicats un premier projet d'accord sur l'organisation du temps de travail. Ce texte était censé reprendre le "relevé de décisions" arraché à la SNCF par le gouvernement au cours du week-end, qui conforte l'essentiel du régime de travail actuel des cheminots.