Paris-Lyon, Paris-Toulouse, Paris-Nice... Cinq projets ont été déposés dans le cadre de l'ouverture des grandes lignes de trains à la concurrence

Ces dossiers ont tous été déposés par la compagnie allemande FlixTrain.

Un TGV à la gare Montparnasse, à Paris, le 6 juin 2019.
Un TGV à la gare Montparnasse, à Paris, le 6 juin 2019. (MAUD DUPUY / HANS LUCAS / AFP)

Cinq projets de lignes de trains ont été rendus publics lundi 17 juin par l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des grandes lignes commerciales de transport de voyageurs, prévue pour fin 2020. Ces projets, tous déposés par la compagnie allemande FlixTrain, concernent les trajets Paris-Nord - Bruxelles-Nord, Paris-Bercy - Lyon Perrache, Paris-Bercy - Nice (en horaire de nuit), Paris-Bercy - Toulouse, et Paris-Austerlitz - Bordeaux, selon les documents publiés par l'Arafer.

FlixTrain, filiale du groupe FlixMobility dont fait également partie FlixBus, est donc finalement la seule à s'être portée candidate pour ces cinq lignes, alors que SNCF Réseaux avait indiqué en début d'année avoir "deux touches" parmi les opérateurs ferroviaires.

"Une offre équivalente aux trains Intercités"

"On est pas sur un modèle TGV, mais plutôt sur une offre équivalente aux trains Intercités, avec des prix nécessairement plus abordables" a assuré à l'AFP Yvan Lefranc-Morin, directeur-général France de FlixBus. "A l'aide de nos 'data', on sait qu'il y a une forte demande pour une offre bon marché sur ces lignes", a-t-il ajouté.

Comme en Allemagne, où la compagnie opère depuis avril 2018, FlixTrain se focalisera sur la planification du réseau et la vente des billets, et entend travailler avec des partenaires qui possèderont et feront circuler les trains, floqués en vert à l'effigie de la marque.

Selon la réglementation européenne qui définit les conditions d'accès des opérateurs privés au réseau ferroviaire, les autorités organisatrices de transport - principalement les régions - ont désormais un délai d'un mois pour demander à l'Arafer un "test de l'équilibre économique" s'ils pensent que ces nouveaux services compromettent la viabilité d'un service public existant, notamment les TER (trains régionaux).