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Ouvrir à la concurrence des lignes Intercités est "une bonne chose" pour les usagers et "peut tirer la SNCF vers le haut"

Alors que l'Etat doit entamer le processus d'ouverture à la concurrence des lignes de train Intercités Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux d'ici 2022, le président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports estime que 

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Les lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux ont été choisies parce qu'elles viennent de bénéficier d'un renouvellement complet de leurs trains et que les travaux prévus sur les parcours devraient être achevés dans trois ans. (EMMANUEL MOREAU / FRANCE-BLEU PAYS D’AUVERGNE)

L'ouverture à la concurrence "peut tirer la SNCF vers le haut, incontestablement", a estimé jeudi 10 janvier sur franceinfo Bruno Gazeau, le président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut). Mercredi, le ministère des Transports a indiqué que l'Etat entamerait le processus d'ouverture à la concurrence des lignes de train Intercités Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, avec pour objectif de faire rouler un nouvel opérateur en 2022.

franceinfo : L'ouverture à la concurrence est-elle un risque ou une bonne chose pour l'usager, selon vous ?

Bruno Gazeau : Nous pensons que c'est une bonne chose puisque la concurrence a pour objet d'améliorer la qualité de services, sur la base d'un cahier des charges établi par l'Etat et sur lequel nous souhaitons évidemment être consultés. Ce cahier des charges définira quelle offre on met en place : deux, trois ou quatre allers-retours sur chacune de ces lignes. Evidemment, nous souhaitons quatre allers-retours par jour et que l'information voyageurs fasse partie du cahier des charges pour qu'elle soit améliorée.

Ces lignes ne font voyager qu'un peu moins d'un millions de voyageurs par an pour un coût de 25 millions d'euros. Pensez-vous que l'ouverture à la concurrence peut attirer plus de voyageurs ?

Déjà, les matériels sont neufs depuis quelques mois. Et ensuite, la SNCF reconnaît qu'il y a un accroissement de la fréquentation de l'ordre de 5 à 7% sur ces lignes. Il y a donc toutes les raisons d'espérer qu'avec de la concurrence, avec des opérateurs qui seront motivés pour aller chercher des clients, on y arrivera. À condition aussi que l'offre soit améliorée : aujourd'hui sur Nantes-Lyon vous avez deux allers-retours par jour, notre demande c'est quatre allers-retours par jour.

Etes-vous favorables à l'ouverture à la concurrence pour toutes les lignes de train ?

On a toujours souhaité la concurrence entre les opérateurs et la complémentarité entre les modes. Ce qui veut dire que l'on souhaite que les régions organisent la complémentarité entre le train et le car, et qu'à l'intérieur de chacun de ces modes, la concurrence entre les opérateurs soit mise en place pour améliorer la qualité de services, sous l'autorité des régions ou de l'Etat.

Est-ce que cela signe la mort de la SNCF ?

Non, pas du tout, je pense que ça peut la tirer vers le haut, incontestablement. Nous, en tant qu'usagers, ce qu'on regarde, c'est la qualité de services, et non pas le caractère public, français ou pas français de l'entreprise.

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