Le statut des cheminots dans le radar ?

Le processus de la réforme de la SNCF étant lancé, ce sont les syndicats qui grincent des dents. Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD Rail est l’invité du Soir 3.

Le processus de la réforme de la SNCF étant lancé, ce sont les syndicats qui grincent des dents. Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD Rail est l’invité du Soir 3.
Une semaine après le rapport Spinetta, les syndicats tirent déjà un bilan des négociations avec le gouvernement concernant l’avenir de la SNCF. Invité du Soir 3, Bruno Poncet, secrétaire fédéral de SUD Rail, pointe du doigt la rapidité des événements.
"Ça fait quand même très rapide pour un rapport qui n’a pas une semaine d’existence. On a 40.000 kilomètres de réseaux, on a plus de 160.000 employés, donc on ne peut pas faire un bilan de l’entreprise en six mois." Interrogé sur le déficit de l’entreprise, Bruno Poncet met en cause l’État : "La SNCF est arrivée à cela parce que le gouvernement a voulu privilégier les LGV et le train à grande vitesse, et en fin de compte, a remis cette dette sur la tête de la SNCF. Donc c’est une dette d’État".

Réseau du quotidien

"Il ne fallait peut-être pas tout miser sur des lignes qui ne sont pas rentables, comme la ligne Paris-Bordeaux qui est à 25% de remplissage aujourd’hui », précise-t-il. Avant de continuer : "Il n’aurait pas fallu oublier le réseau du quotidien qui lui commence à être vétuste". Sur le statut des cheminots, le gouvernement veut le supprimer pour les futurs embauchés. Bruno Ponce se montre dubitatif : "C’est un statut qui est une garantie pour tous les voyageurs qui prennent le train et pour rouler en toute sécurité, et avoir un service de qualité."

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Manifestation des cheminots de la CGT le 6 juin 2016 à Lyon.
Manifestation des cheminots de la CGT le 6 juin 2016 à Lyon. (MAXPPP)