SNCF : le patron de la CFDT ne "souhaite pas" le maintien de la grève les jours du bac

L'idée que les bacheliers ne puissent pas se rendre aux épreuves du baccalauréat en raison de la grève des cheminots "n'est franchement pas une option qui est la nôtre", a-t-il ajouté.

Laurent Berger s\'exprime lors d\'une conférence de presse, le 6 juin 2018, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Laurent Berger s'exprime lors d'une conférence de presse, le 6 juin 2018, à Rennes (Ille-et-Vilaine). (ESTELLE RUIZ / CROWDSPARK / AFP)

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a dit, vendredi 8 juin, ne pas "souhaiter" le maintien de la grève à la SNCF au moment du baccalauréat, dont les épreuves écrites se dérouleront du 18 au 25 juin. Deux sessions de grève sont actuellement programmées sur des jours d'examen, du 17 au 18 juin, puis du 22 au 23.

Interrogé en marge du Congrès de la CFDT à Rennes sur la grève des cheminots au moment du baccalauréat, le secrétaire général a répondu : "Je ne le souhaite pas". L'idée que les bacheliers ne puissent pas se rendre aux épreuves du bac "n'est franchement pas une option qui est la nôtre", a-t-il ajouté.

Le calendrier de la grève maintenu jeudi

"Il exprime un souhait, a tempéré Rémi Aufrère-Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots. Nous attendons du gouvernement et du patronat des engagements."

Réunie jeudi, l'intersyndicale de la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) a toutefois maintenu son calendrier de la grève contre la réforme ferroviaire, que l'Unsa avait proposé de modifier pour tenir compte des épreuves du bac. "On maintient la pression, le mouvement continue dans l'unité syndicale", avec "un calendrier qui ne bougera pas", avait indiqué Thierry Nier, de la CGT Cheminots.