SNCF : la grève continue

Syndicats cheminots et gouvernement en sont pas parvenus à tomber d’accord ces derniers jours. Les grévistes ont ainsi décidé de poursuivre la grève et pourraient durcir leur mouvement.

C’est reparti pour deux jours de grève à la SNCF. Ces derniers jours, aucune avancée n’a été constatée dans les discussions qui ont eu lieu entre les syndicats et le gouvernement. Samedi, les prévisions de circulation pour les deux prochains jours ont été données, avec notamment 35 % de grévistes. Un peu moins de grévistes donc pour cette deuxième salve, mais une grève qui devrait être aussi impactante dans la mesure où il y a moins de trains le dimanche. Une situation qui commence à ennuyer les usagers. "J’ai beaucoup de voyages ce mois-ci. Avec Air France aussi, je dois prendre un avion, mais je m’adapte", avoue une femme quelque peu désabusée.

"Je suis un peu agacée, même si j’ai eu de la chance, car je suis parti de Lyon il y a deux heures et j’ai la chance d’avoir eu un TGV. Derrière j’enchaine avec Air France, donc je passe aussi entre les gouttes, mais ça fait beaucoup. Et puis professionnellement, toute la semaine quand on voyage beaucoup c’est compliqué".

1 TGV sur 5, 1 TER sur 3

Avec 1 TGV sur 5, il faut s’armer de patience, et les gens le constatent. "Il faut racheter des billets tout neufs qui ne sont pas au même tarif que les billets Ouigo qu’on avait. Ils ne sont pas remboursables. On s’est dit ‘Avant que ce soit la révolution dans Paris, autant rejoindre nos pénates’", témoignent des Bretons.
Même quota pour les Intercités avec 1 rame sur 5. Pour les TER et Transiliens, ce sera 1 train sur 3. "Au fur et à mesure des moyens disponibles, nous rouvrirons des trains. On l’a fait vendredi dernier pour dimanche, on le refera pour d’autres trains", assure Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF. Pour lundi, les grévistes promettent d’être encore plus nombreux.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un quai de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 3 avril 2018, au début de la mobilisation contre la réforme de la SNCF. 
Un quai de la gare Saint-Charles de Marseille (Bouches-du-Rhône), le 3 avril 2018, au début de la mobilisation contre la réforme de la SNCF.  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)