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Les 4 Vérités - SNCF : "Le gouvernement sera jugé sur cette grève", affirme Dominique Bussereau

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L'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau était l'invité des "4 Vérités" de France 2 ce mardi 3 avril.

"48% de grévistes à la SNCF, ça veut dire que c'est une grève dure parce que la réforme est puissante", a estimé Dominique Bussereau dans "Les 4 Vérités" ce lundi matin.

"Le gouvernement, le président de la République et la majorité vont être jugés sur cette grève : est-ce qu'ils seront capables de tenir par rapport à une grève longue si tant est qu'elle soit longue ? Est-ce qu'ils vont suivre l'opinion, qui peut évoluer ? Est-ce qu'ils vont être conduits à modifier, modeler, diminuer la réforme en cours de débat ?", a énuméré l'ex-membre du parti les Républicains.

Pour lui, "la meilleure manière que le conflit s'achève correctement, c'est qu'à la fois la réforme se fasse, et en même temps qu'on respecte les cheminots", a ajouté l'ancien ministre des Transports.

Une réforme "bonne pour les clients"

La ministre des Transports Élisabeth Borne a parié sur un essoufflement du mouvement. Dominique Bussereau a jugé, pour sa part, qu'"il faut, quand il y a une grève, ne jamais attaquer les grévistes".

"Parler de gréviculture" comme l'a fait dimanche Gabriel Attal, porte-parole de LREM, "c'est ridicule", a-t-il affirmé, rappelant que "la grève dans le droit français est légitime". "Attaquer la grève en elle-même n'est pas la même chose que convaincre les Français du bien-fondé de cette réforme".

"C’est une bataille politique, fondamentale pour le président de la République et le gouvernement", a assuré Dominique Bussereau.

"C'est une vraie bataille politique parce que c'est une vraie réforme structurelle et nous-mêmes nous n'avons peut-être pas eu la détermination d'aller aussi loin que le gouvernement actuel", a poursuivi le président de l'Assemblée des départements de France.

"La fermeté et la détermination sont importantes pour sortir de l'épreuve, mais à un certain moment il faudra écouter les Français, pas seulement écouter les cheminots, mais également écouter les Français. C'est toute la difficulté de la gestion politique d'une grève à long terme", a conclu l'ex-ministre.

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