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Vidéo Grève SNCF : des cheminots tentent d'envahir trois gares parisiennes

Des cheminots grévistes ont tenté de pénétrer dans la gare parisienne, avant d'être repoussés par les CRS.

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France Télévisions
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Des manifestants opposés à la réforme de la SNCF font face à des CRS, gare Montparnasse à Paris, le 7 mai 2018. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Des cheminots opposés à la réforme de la SNCF ont fait irruption dans la gare Montparnasse, lundi 7 mai, avant d'en être repoussés par des CRS dans un climat tendu. Aux alentours de 13h30, quelque 200 membres du syndicat SUD-Rail ont fait irruption dans la gare parisienne, munis de fumigènes allumés, créant un léger mouvement de panique.

D'abord pris de court, les CRS sont ensuite intervenus pour repousser, parfois violemment, en faisant usage de leurs matraques et de leurs boucliers, les manifestants sur le parvis de la gare, située dans le 14e arrondissement de Paris. A 14 heures, les deux groupes se faisaient face sur le parvis. Des chants hostiles à la police ("tout le monde déteste la police", "cassez-vous", "cheminots en colère, on va pas se laisser faire") étaient entonnés par les manifestants.

Des opérations aux gares de l'Est et du Nord

Peu après 14h30, la manifestation s'est dispersée. Mais les manifestants se sont rabattus sur la gare de l'Est avant de rallier le hall de la gare du Nord, à quelques centaines de mètres de là. Les CRS ont entouré les quelque 150 manifestants, parmi lesquels figuraient de nombreux cheminots rejoints, entre autres, par le député de La France insoumise Eric Coquerel et des étudiants. Vers 16h30, les manifestants demeuraient encerclés, et ce, depuis plus d'une heure.

Contactée par l'AFP, la SNCF a indiqué qu'il n'y avait pas "d'impact" sur le trafic des trains. La grève est entrée la semaine dernière dans son deuxième mois. Lundi, le Premier ministre, Edouard Philippe, recevait les syndicats de la SNCF et a promis de nouvelles "discussions en mai" avec les organisations syndicales.

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