Grève à la SNCF : perturbations attendues principalement dans les Hauts-de-France et en Centre-Val de Loire

Les seules perturbations attendues concerneront les Hauts-de-France, où circulera un train express régional (TER) sur deux, et la région Centre-Val de Loire avec seulement un TER sur cinq en service.

Un TGV en gare de Rennes, en mai 2004.
Un TGV en gare de Rennes, en mai 2004. (MAXPPP)

Une "mauvaise" réforme, "nuisible et mal préparée", des "régressions sociales", un "rouleau compresseur" : à l'initiative des quatre syndicats représentatifs de la SNCF, les cheminots sont appelés à manifester mardi 4 juin, à Paris, contre la réforme ferroviaire et la dégradation du climat social dans l'entreprise.

Aucun appel national unitaire à la grève n'a été lancé. Mais des préavis locaux ou nationaux ont été déposés afin de permettre aux salariés qui le souhaitent de défiler à Paris, de la place d'Italie à la gare Montparnasse. La SNCF prévoit un trafic quasiment normal sur son réseau. Les seules perturbations attendues concerneront les Hauts-de-France, où circulera un train express régional (TER) sur deux, et la région Centre-Val de Loire avec seulement un TER sur cinq en service. Le trafic sera "normal" pour les TGV, Intercités, Transilien, Eurostar et Thalys, selon la direction.

"Défendre le service public"

Ce sera leur première manifestation nationale unitaire depuis la promulgation du "nouveau pacte ferroviaire", fin juin 2018. Une loi qui planifie l'ouverture à la concurrence du transport national ferroviaire de voyageurs et qui instaure l'arrêt des embauches au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020, date à laquelle la SNCF sera transformée en plusieurs sociétés anonymes.

Après leur longue grève de 36 jours sur trois mois au printemps 2018, la CGT-Cheminots, l'Unsa ferroviaire, Sud-Rail et la CFDT-Cheminots dénoncent à l'unisson les incertitudes encore liées à cette réforme et les "réorganisations permanentes" à la SNCF, entraînant "sans exception des suppressions de postes". La "situation sociale est alarmante", l'"inquiétude palpable", les cheminots "souffrent", déclarent les syndicats.

Manifestation parisienne

Dès 11 heures, un premier rendez-vous est fixé pour les cheminots devant le siège de l'organisation patronale UTP, l'Union des transports publics et ferroviaires, avec qui les syndicats doivent encore négocier des chapitres cruciaux de la future convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire, notamment la définition des métiers ou le dossier de la prévoyance.

A partir de 13 heures, les cheminots se rassembleront sur la place d'Italie. Leurs troupes seront renforcées par des retraités du rail, des élus, des comités de défense de lignes ferroviaires et des associations d'usagers. Des salariés d'autres secteurs seront aussi présents, venus de la restauration ferroviaire, de l'agroalimentaire, de la culture ou de la fonction publique. Des agents de la RATP sont également attendus pour "défendre le service public de transport".