Déraillement d'un TGV dans le Bas-Rhin : comment mieux sécuriser les voies ?

Un train a déraillé jeudi 5 mars sur la ligne TGV Colmar-Paris blessant gravement le conducteur. Les premiers éléments de l'enquête ciblent un glissement de terrain. Comment les voies sont-elles surveillées ?

France 2

Un glissement de terrain à Ingenheim (Bas-Rhin) provoque le déraillement du TGV Colmar-Paris qui percute l'amas de terre à pleine vitesse. Cet accident aurait-il pu être évité ? Deux jours avant l'accident, un train est passé sur le tronçon. Son rôle ? Surveiller l'état des voies tous les 15 jours, tout était alors conforme. Jeudi 5 mars, un TGV est passé à vide comme le veut la procédure.

200 agents surveillent les ouvrages et les talus

"C'est un train technique qui circule tous les matins pour s'assurer qu'il n'y a pas d'obstacles sur la voie", explique Jean-Pierre Farandou, président de la SNCF. 200 agents sont mobilisés pour contrôler les 100 000 ouvrages et talus qui bordent les voies. Près de 9 000 talus sont surveillés de près, notamment par hélicoptère ou de drone. Pour cette ligne, la dernière inspection aérienne datait de novembre 2019.

Le JT
Les autres sujets du JT
Photo aérienne du déraillement d\'un TGV à Ingenheim (Bas-Rhin), le 5 mars 2020.
Photo aérienne du déraillement d'un TGV à Ingenheim (Bas-Rhin), le 5 mars 2020. (SDIS67)