Angleterre : bilan de la privatisation des trains

Pour la SNCF, la fin du monopole approche, l'ouverture à la concurrence, c'est pour 2020. Alors que va-t-il se passer ? Pour en avoir une idée, France 3 est allée en Angleterre où la privatisation date de 1996. Les débuts avaient été catastrophiques, mais le bilan semble plutôt positif aujourd'hui.

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FRANCE 3
Posé face à l'estuaire de la Tamise, dans l'est de l'Angleterre, la petite gare en briques de Chalkwell, typiquement britannique. Tina et Maggie prennent le train direction Londres pour une journée entre copines. Cette ligne, elles la connaissent bien, elle a longtemps été nommée "Misery line", la ligne de la misère. "C'était horrible de prendre ce train avant, il n'était jamais à l'heure, il y avait des annulations à la dernière minute et on ne pouvait jamais s'asseoir, c'était vraiment pénible", commente Maggie. Désormais, le taux de ponctualité est de 96%.

8 usagers sur 10 se disent satisfaits du service 

C'est le symbole de la renaissance du rail britannique. Plus d'une vingtaine de compagnies privées ou publiques opèrent dans le pays. Presque toutes ont amélioré leur ponctualité. Seuls 77% des trains arrivaient à l'heure il y a quinze ans, ils sont 88% aujourd'hui. Conséquence, huit usagers sur dix se disent satisfaits du service, contre six sur dix en France. Le train attire : plus 6% de passagers en un an.
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Un train Eurostar dans le Kent, en Angleterre, le 25 août 2015. 
Un train Eurostar dans le Kent, en Angleterre, le 25 août 2015.  (BEN STANSALL / AFP)