Six lignes de train de nuit supprimées si aucun repreneur ne se manifeste

Le secrétariat d'Etat aux Transports confirme ce jeudi sa décision de ne plus financer l'exploitation de six lignes de trains de nuit. Seule une reprise extérieure à la SNCF pourrait assurer le maintien.

(Six lignes de trains de nuit risquent d'être supprimées, mais le gouverment reste à l'écoute d'une offre de reprise © SIPA / PATRICK LEVEQUE)

Le secrétariat d'Etat aux Transports a dévoilé, ce jeudi midi, dans un communiqué, les projets du gouvernement sur les trains d'équilibre des territoires, qui relient les grandes villes sans passer par les lignes à grande vitesse. Le texte prévoit, notamment, de ne plus financer six lignes de nuit, estimant qu'elles "bénéficient d'offres alternatives de mobilité de bon niveau, ou qui vont prochainement s'améliorer avec la mise en service des nouvelles lignes à grande vitesse".

"Le gouvernement confirme sa décision de ne plus financer l’exploitation de ces lignes, mais reste à l’écoute de toute offre de reprise. En l’absence de telle proposition ou de financement tiers, SNCF Mobilités sera amené à interrompre les services au 1er octobre 2016", explique le communiqué.

Des trains de nuit en sursis dans le Sud

Le texte précise que "la ligne Paris-Tarbes-Hendaye sera toutefois maintenue jusqu’à la mise en service de la ligne nouvelle Sud Europe Atlantique" soit le 1er juillet 2017. Le communiqué ministériel précise aussi que "la ligne Paris-Nice (…) sera maintenue jusqu’à la fin de la saison estivale 2017, le 1er octobre 2017. Enfin, un travail est en cours entre la région Occitanie et SNCF Mobilités pour définir un prolongement du service de nuit entre Toulouse et Cerbère."

Le gouvernement dit, en revanche, vouloir maintenir les lignes de nuit "Paris-Briançon" et "Paris-Rodez/Latour", à raison d'un aller-retour par jour, "en raison de l'absence d'une offre alternative suffisante."

Selon le secrétariat d'Etat aux Transports, la fréquentation des trains de nuit est en baisse de 25% depuis 2011, et représente 25% du déficit des TET, les trains d'équilibre des territoires, aussi appelés Intercités, alors qu'elle ne correspond qu'à 3% des voyageurs transportés.