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PSA/Renault : nouvelles négociations dans un climat tendu

Deux réunions de négociations importantes se tiennent ce mardi chez Renault et PSA : pour la marque au losange, un nouveau round de discussions sur l'accord de flexibilité. Et pour le Lion, une nouvelle réunion sur les mesures d'accompagnement du plan social. Les syndicats des deux groupes ont décidé de peser sur les discussions en perturbant la production.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
  (Christian Hartmann Reuters)

Revigorés par la décision de la
Cour d'appel de Paris qui suspend le plan social pour défaut d'information, les
grévistes de l'usine d'Aulnay-sous-Bois continuent de paralyser le site, où la
production avait repris lundi après dix jours d'arrêt
.
Sur les quelque 2.800
salariés d'Aulnay, la CGT revendique 444 grévistes, quand la direction en
compte 180 dans la seule équipe du matin. Mais de sources concordantes, les chaînes d'assemblage sont quasiment à l'arrêt
: une vingtaine de véhicules produits dans la matinée, contre 350
habituellement.

Les syndicats entendent ainsi peser
sur les discussions qui ont lieu ce mardi entre partenaires sociaux et
direction. Une nouvelle séance de négociation sur les mesures d'accompagnement
du plan social, qui prévoit 8.000 suppressions de postes dans le groupe,
auxquels s'ajouteront 1.500 départs naturels non remplacés — l'usine d'Aulnay doit
fermer en 2014.

"Rien n'avance dans les négociations" et "il n'y a
aucune contrepartie"
sur les emplois qui seraient créés dans le cadre
de la réindustrialisation du site, selon Abdnasser Azzouz, délégué CFTC à
Aulnay. Sous les fenêtres du siège, avenue de la Grande-Armée à Paris où se tiennent les discussions, 200 salariés du
groupe font du raffut derrière une banderole brandissant "Non à la
fermeture d'Aulnay".

Chez Renault, "l'accord de
la honte"

Chez Renault, c'est un nouveau
round de négociations portant sur l'accord de compétitivité qui se tient au
siège de l'entreprise à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

L'intersyndicale CGT-FO-CFDT a appelé l'ensemble des salariés du groupe à
débrayer entre 9h30 et 11h30 et entre 16h et 18h, pour réclamer "le
retrait pur et simple de l'accord de la honte",
lance Ali Kaya,
délégué CGT.

Plusieurs centaines de salariés ont cessé le travail à Flins (Yvelines), tandis
que d'autres faisaient brûler des palettes et des pneus sur la route menant au
site.

L'accord que la direction tente
d'imposer prévoit de rendre obligatoires des mobilités entre sites, l'allongement
du temps de travail, le gel des salaires en 2013 et une réforme des comptes
épargne temps et formation.

En contrepartie, l'entreprise promet de ne fermer aucune usine et de localiser
en France des productions pour le compte de partenaires comme Nissan.

"Cet accord n'a qu'un objectif, c'est vider les usines. S'il est signé,
ce sont 8.260 emplois qui seront supprimés, soit l'équivalent de trois fois
Aulnay-sous-Bois",
selon le délégué CGT.

Les syndicats de Renault lancent
une opération "usine morte" pour mardi prochain.

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