Pétrole : la crise sanitaire accélère le déclin de l'or noir

La crise du Covid-19, ainsi que les politiques de transition énergétique des pays, entraînent la baisse de la demande de pétrole.

Pour la première fois, la consommation de pétrole pourrait avoir atteint son pic, comme l'affirme le géant du secteur BP. La consommation d'or noir chuterait de 50 à 80 % d'ici à 2050. La crise sanitaire explique ce phénomène. Les secteurs très gourmands en pétrole comme l’aérien tournent toujours au ralenti, et les mesures de confinement dans de nombreux pays ont entraîné l'effondrement de la consommation à la pompe. Une tendance poussée par les États dans leur plan de relance pour l’économie. Ils misent sur les énergies renouvelables comme l’éolien ou encore l’hydrogène.

15 % des investissements dans les énergies renouvelables

Comme le précise Jean-Paul Chapel en plateau, des grandes compagnies s'engagent aussi. Total a par exemple "investi dès 2011 dans le solaire, en prenant le contrôle de Sunpower, le n°2 du secteur". Pour la compagnie, "les énergies renouvelables représentent aujourd’hui près de 15 % des investissements". Shell consacre quant à lui 10 % de ses dépenses courantes dans ces énergies nouvelles, en particulier dans l’éolien. Pour le moment cette conversion reste modeste. Pour l’ensemble des compagnies pétrolières européennes, le renouvelable se limite en moyenne à 5 % des dépenses, car ces investissements ne garantissent pas encore une aussi bonne rentabilité que le pétrole.

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Un ouvrier travaille près d\'une raffinerie de pétrole. Photo d\'illustration.
Un ouvrier travaille près d'une raffinerie de pétrole. Photo d'illustration. (KARIM SAHIB / AFP)