"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron attendu au tournant en Belgique

En duplex depuis le palais d'Egmont, à Bruxelles (Belgique), où Emmanuel Macron était attendu lundi 19 novembre pour une visite d'État, le journaliste Pascal Verdeau fait le point sur l'attente que sa prise de parole suscite chez les "gilets jaunes".

France 3

Emmanuel Macron est arrivé lundi 19 novembre en fin de matinée à Bruxelles, en Belgique, pour une visite d'État de deux jours. On pouvait attendre une réaction de sa part sur les "gilets jaunes", mais cela n'a pas été le cas pour le moment, laissant le Premier ministre monter au front. "Le président de la République vient tout juste d'arriver au palais d'Egmont, où il est en train de s'entretenir avec le Premier ministre belge, Charles Michel. Emmanuel Macron pensait obtenir un petit répit par rapport à ce phénomène des 'gilets jaunes', mais il devra s'expliquer dans quelques minutes au cours d'une conférence de presse", indique le journaliste Pascal Verdeau, en duplex sur place.

La mobilisation s'exporte au-delà des frontières

"Il faut dire que ce phénomène des 'gilets jaunes' est en train d'essaimer ici, lentement, en Belgique, avec des actions de blocage d'une raffinerie ce week-end et quelques actions de blocage qui se poursuivent ce matin [lundi 19 novembre] encore, entre la commune belge de Mons et la frontière française. Côté belge, ce mouvement est certes plus limité qu'en France, mais il pourrait déboucher sur un mouvement citoyen, véritable mouvement politique qui fera acte de candidature pour les élections européennes. L'objectif est le même qu'en France : protester contre la hausse du prix du carburant et la baisse du pouvoir d'achat. On en saura plus d'ici quelques minutes. Il y aura une question française et une question belge. Elles porteront surement sur les 'gilets jaunes'", conclut-il.

Le JT
Les autres sujets du JT
Emmanuel Macron et le roi Philippe de Belgique lors de l\'arrivée du président français en Belgique, lundi 19 novembre 2018.
Emmanuel Macron et le roi Philippe de Belgique lors de l'arrivée du président français en Belgique, lundi 19 novembre 2018. (EMMANUEL DUNAND / AFP)