Commerçants : les mesures du gouvernement sont-elles trop tardives ?

À Paris, les restaurateurs et les commerçants redoutent une nouvelle manifestation.

À côté de l'Arc de triomphe, à Paris, les devantures des magasins portent encore les stigmates de deux samedis de violences. Certaines boutiques n'ont pas pu rouvrir leurs portes, et d'autres ont réussi à maintenir une activité. Tous attendaient beaucoup des annonces du gouvernement. Pour Frédéric Perrier, commerçant, elles arrivent cependant trop tard. "Aujourd'hui, les gens sont dans la volonté d'avoir beaucoup plus donc cela n'arrêtera rien", estime-t-il. Les commerçants ont peur de revivre un nouveau samedi de pillage, à l'image du 1er décembre. "Moi je pense qu'ils vont revenirIls sont motivés, ils pensent que cela ne sert à rien ce qui a été dit ce matin [mardi 4 décembre]", explique Jacqueline Houdret, une autre commerçante du quartier.

Des services de sécurité privée

Tony El Khouri, un restaurateur, est toujours sous le choc de l'extrême violence dont lui et son équipe ont été victimes. Sa vitrine a été brisée à coups de hache. Il pense également que les annonces du gouvernement ne changeront rien. Dans le quartier de l'Étoile le week-end prochain, les commerçants disent qu'ils vont faire appel à des services de sécurité privée pour éviter de nouvelles dégradations. 

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Les dégâts causés par la manifestation des "gilets jaunes" du 1er décembre 2018 à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)