Possible hausse du prix du ticket de métro parisien : "Ce n'est pas le bon moment", estime Olivier Véran, porte-parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran renvoie la responsabilité d'une possible augmentation des transports franciliens à la présidente de région qui, "en plus, ne fait pas partie de la majorité", insiste-t-il.

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Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, le 28 novembre 2022 sur France Inter. (FRANCEINTER / RADIO FRANCE)

Augmenter le prix des transports en commun en Île-de-France, "ce n'est pas le bon moment parce que les Français font face à l'inflation", réagit lundi 28 novembre sur France Inter Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, alors que la région étudie la question. Elle envisage de faire passer l'an prochain le ticket de métro parisien à 2,30 euros, contre 1,90 euros actuellement. Elle prévoit également d'augmenter le prix du passe Navigo de 75 à 90 euros mensuels.

Olivier Véran estime que ces propositions ne sont pas les bienvenues et "certainement pas une hausse aussi forte". Le porte-parole de l'exécutif considère que les Franciliens "qui prennent les transports en commun sont ceux qui travaillent et qui font partie des classes moyennes que le gouvernement veut accompagner".

À Valérie Pécresse de prendre la décision

Olivier Véran assure que le gouvernement mène un travail de "concertation" avec la région Île-de-France car l'État participe au financement des transports franciliens, tout comme "la collectivité de la région et les entreprises". "Comme l'emploi repart en Île-de-France, l'argent versé par les entreprises pour payer les dépenses de mobilité en Île-de-France a fortement augmenté, donc c'est plus de recettes pour la région", indique Olivier Véran.

Pour aider la région Île-de-France à boucler son budget, "le ministre des Transports Clément Beaune travaille avec les services transports de la Région pour voir comment d'autres solutions pourraient être envisagées", précise-t-il. Mais il est catégorique, ce sujet est "une compétence de la région" et en ce sens, "la décision finale revient à Valérie Pécresse", sa présidente, qui, "en plus, ne fait pas partie de la majorité""Gouverner, c'est choisir", ironise Olivier Véran. Le porte-parole du gouvernement soutient que Valérie Pécresse "est maîtresse de son budget, des dépenses qu'elle engage et des recettes qu'elle récupère". C'est elle qui, selon lui, "peut ou non appuyer sur le bouton".

Interviewée sur la question dans le 8h30 de franceinfo mardi, la députée Aurore Bergé a exprimé son incompréhension alors que "l'État a déjà versé 2 milliards d'euros", selon elle, au titre de la période Covid, afin d'aider la région Île-de-France à boucler son budget. Anne Hidalgo et Valérie Pécresse "veulent toujours plus de compétences, plus de décentralisation, mais à la fin, elles se retournent toujours vers l'État quand elles n'arrivent pas à boucler leur budget de fonctionnement", a-t-elle taclé. "Ce n'est pas les entreprises qui doivent payer et ce n'est pas les Franciliens", a-t-elle ajouté.

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