"On ne peut qu'attendre et espérer" : un père lance un appel pour retrouver un ordinateur qui contient la thèse de sa fille

Julie Chanut a oublié son appareil au moment où elle est descendue à Marmande (Lot-et-Garonne), d'un train Intercités parti de Bordeaux et à destination de Nîmes, samedi 30 mars. Et elle n'a pas fait de copie de son travail.

La gare de Bordeaux Saint-Jean, le 5 mai 2018.
La gare de Bordeaux Saint-Jean, le 5 mai 2018. (NICOLAS TUCAT / AFP)

"C'est une étourderie." Samedi 30 mars, Julie Chanut, restauratrice-conservatrice âgée de 37 ans, prend à Bordeaux le train Intercités de 16h30 à destination de Nîmes. Elle descend à la gare de Marmande (Lot-et-Garonne), à 17h10. Elle vient de Paris avec son compagnon pour rendre visite à ses parents. Elle récupère ses bagages, mais en oublie un : son sac à dos noir de marque Nike, où se trouve son ordinateur portable. Problème : tous ses travaux sont enregistrés dans l'appareil. Car elle effectue une thèse en histoire de l'art à la Sorbonne, en parallèle de son activité professionnelle. Et elle n'a pas de copie.

Julie Chanut ne s'en aperçoit que le dimanche matin, lorsqu'elle cherche son ordinateur pour travailler. Elle contacte la SNCF et le service des objets trouvés à ce moment-là. Mais la compagnie ferroviaire n'a pas de trace du sac à dos. Alors, pour lancer un appel et tenter de le retrouver, le père de Julie Chanut se déplace à la rédaction de Sud-Ouest à Marmande, mercredi 3 avril. "A la limite, l'ordinateur, peu importe. Il nous faut le disque dur", insiste Michel Chanut.

"Un ordinateur portable blanc de la marque HP"

L'appareil est "un ordinateur portable blanc de la marque HP, sans autre signe distinctif, sauf un coin de l’écran un peu abîmé", détaille-t-il. Il incite toute personne qui aurait un renseignement à appeler au 06.44.13.19.32. Il s'agit de son propre numéro.

Sa fille ne souhaite pas s'exprimer à ce sujet. "Elle est stressée. Elle fait semblant d’être bien, mais on la connaît suffisamment pour savoir qu’elle ne l’est pas", estime son père. "Elle prenait le temps de faire sa thèse, mais l'avait pratiquement terminée. Il ne lui restait qu'à la mettre en forme et à insérer des photos", précise-t-il. "On ne peut qu'attendre et espérer au minimum récupérer ce qu'il y a dedans", ajoute-t-il.

Pour l'instant, il reçoit beaucoup de messages, mais les seuls retours qu'il a sont des encouragements.