"Blocage du 17 novembre" : Philippe Martinez (CGT) pointe le patronat qui "aide à la mobilisation" en favorisant les arrêts de travail

Pour Philippe Martinez, qui s'exprimait vendredi sur France Inter, il y a, parmi des "citoyens qui sont sincères, qui n'en peuvent plus", des "récupérations", "pas que politiques", mais "patronales aussi".

FRANCE INTER

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a accusé vendredi 16 novembre matin sur France Inter le patronat d'aider à la mobilisation des "gilets jaunes" en favorisant des arrêts de travail. Le syndicaliste a cité en exemple Michel Édouard Leclerc, le PD-G du distributeur éponyme.

Pour Philippe Martinez, il y a, parmi des "citoyens qui sont sincères, qui n'en peuvent plus", des "récupérations pas que politiques, patronales aussi". "On sait bien que derrière le 'non à l'augmentation des taxes', il y a un certains nombre de patrons qui dans taxes mettent les cotisations sociales par exemple", a affirmé le secrétaire général de la CGT. Il y a selon lui "des grands patrons" qui soutiennent le mouvement. "Monsieur Leclerc par exemple", a avancé le syndicaliste, "il favorise les arrêts de travail" et "aide à la mobilisation".

Philippe Martinez a également rappelé pourquoi, pour des raisons politiques, son syndicat ne participera pas samedi au mouvement des "gilets jaunes" bien que cette colère soit, selon lui, "légitime" : "Il est impossible d'imaginer la CGT défiler à côté du Front national, la CGT ne peut pas s'associer".

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, dans les studios de France Inter.
Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, dans les studios de France Inter. (FRANCE INTER)