Mia Electric : pas d’offre de reprise, actifs mis aux enchères

Le tribunal de commerce de Niort n’a retenu aucune offre de reprise pour le fabricant français de voitures électriques Mia ce jeudi. L’entreprise avait été placée en liquidation judiciaire en mars.

(L'entreprise Mia fabriquait des voitures électriques à Cerizay dans les Deux-Sèvres © Maxppp)

"La marque Mia est morte ", affirment les syndicats. Ce jeudi, aucune offre de reprise pour le fabricant français de voitures électriques Mia n’a été retenue par le tribunal de commerce de Niort. Le juge-commissaire a décidé de "ne pas retenir les offres qui lui ont été soumises " et de "faire vendre aux enchères les actifs de l'entreprise ", au mois de septembre.

 

Les minces espoirs de maintenir l’emploi chez Mia Electric (dont la région Poitou-Charentes détient 12% des parts), s’amenuisent donc encore, voire meurent pour les 200 ex-salariés licenciés en mars. Même si cette décision était pressentie, elle est "très symbolique " pour les syndicats qui estiment que la marque Mia "est morte ". Pour Alfredo Dias Couto, représentant CFDT et élu au comité d'entreprise, "du point de vue social, c'était joué bien avant ".

 

En mars dernier, Mia Electric, basée à Cerizay dans les Deux-Sèvres, avait été placée en liquidation judiciaire. La justice avait ensuite estimé qu’il s’agissait d'une cession d'actifs et non d'activité, soit un contexte moins favorable pour l'emploi. Trois offres avaient été proposées dont l’une proposait de "relancer la construction du véhicule, mais en mode start up " avec pour cible une voiture électrique à 10.000 euros visant le grand public, selon son président Gwenaël Cottais.