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La raffinerie Total de Donges à nouveau en grève

Quatre des cinq raffineries du groupe Total sont en grève, pour le 8e jour consécutif. Le mouvement social affecte désormais 60 % de la capacité française de raffinage. A Donges, en Loire-Atlantique, la grève avait cessé en milieu de semaine, mais elle a repris ce vendredi matin. 
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Olivier Lanrivain Maxppp)

Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime),
La Mède à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône) et maintenant Donges (Loire-Atlantique). Quatre
des cinq raffineries du groupe Total dans l'Hexagone étaient en grève ce vendredi
matin, affectant désormais 60 % de la capacité française de raffinage, selon un
responsable syndical.

Donges à l'arrêt total d'ici dimanche

A Donges, qui à l'appel de la CGT revient dans le
mouvement après l'avoir quitté en milieu de semaine, la grève est suivie par
"70 à 75 % " des 680 salariés de la raffinerie, a indiqué la CGT.

La raffinerie était en cours d'arrêt vendredi matin, les expéditions sont bloquées et la
production du site devrait être totalement stoppée d'ici dimanche, a prévenu le
syndicat, majoritaire sur le site.

Pour de meilleurs salaires

Lancé il y a huit jours
par la CGT et FO, ce mouvement social, reconductible, porte sur des
revendications salariales. Les syndicats, CGT en tête, demandent une
augmentation minimale "de 100 euros minimum " par mois ainsi qu'une
prime de 1.500 euros. Ils estiment que les "résultats mirobolants du groupe, régulièrement
supérieurs à 10 milliards d'euros
", doivent aussi profiter aux salariés.

La production du cinquième site de Total France, la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), est en revanche revenue à la normale après un accord salarial signé mardi par la CFDT, la CFE-CGC et la Sictame (un syndicat "maison").

"Pas de pénurie " pour les vacances de Noël, selon l'UFIP

Pour Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), il n'y a pour l'instant pas de raison de s'inquiéter sur les quantités de pétrole disponibles dans le pays.

"Aujourd'hui
on est en train de réapprovisionner toute une partie de la France à partir d'importations,
notamment d'importations de gazole [...] Il y a pas de risque de pénurie pour
toute cette période de vacances
", a-t-il affirmé sur France Info.

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