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La Cour des comptes épingle la gestion du réseau TGV

Dans un rapport qui doit être présenté jeudi, la Cour des comptes pointe les dérives de la gestion du réseau des TGV. Selon elle, les lignes à grande vitesse sont loin d'atteindre les objectifs de rentabilités annoncés par la SNCF.
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Radio France
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 (La gestion des lignes TGV est critiquée par la Cour des comptes. © Maxppp)

Fleuron de l'économie française, le TGV n'est pas rentable. C'est ce que pointe la Cour des comptes dans un rapport à paraître jeudi, mais dont le site spécialisé Contexte publie des extraits. Selon ce rapport, la gestion du réseau des Trains à grande vitesse serait à la dérive.

Ainsi, aucune des six liaisons à grande vitesse citées dans le rapport n'a atteint les objectifs de rentabilité annoncés. Sont citées en exemple les lignes LGV Nord et LGV Méditerranée. La première atteindrait une rentabilité de 3% contre 2,9% initialement envisagée et la seconde 4,1%, soit deux fois moins que prévu, selon le journal spécialisé dans les "politiques publiques françaises et européennes ".

La SNCF tempère les conclusions du rapport

La rentabilité des futurs investissements pèche elle aussi par "optimisme ", poursuit le journal, qui indique en citant la Cour des comptes que pour évaluer la fréquentation du barreau (portion, ndlr) Poitiers-Limoges, RFF (Réseau ferré de France) "exagère significativement le niveau des trafics ". Une rentabilité biaisée qui impliquerait un apport de subventions pouvant "aller jusqu'à 80% ", souligne Contexte, reprenant le rapport de la Cour.

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La SNCF a tempéré les conclusions de ce rapport en expliquant notamment qu'il était "très important de distinguer ce qui relève de la construction d'une ligne à grande vitesse " et "ce qui concerne ensuite les TGV ". "Ce qui est dit dans le rapport c'est qu'après trente années de succès du TGV, au fur et à mesure que l'on étend ces lignes à grande vitesse, elles sont de moins en moins rentables et que leur coût, payé essentiellement par l'activité de péage (droit d'utilisation de la ligne versé à RFF, ndlr), vient obérer l'activité ferroviaire elle-même ", indique Barbara Dalibard, directrice générale de la branche SNCF Voyages qui dit avoir eu accès à "des versions intermédiaires " de ce rapport.

 

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