VIDÉO. Suppression de postes à Air France : Bruno Le Maire refuse des "départs contraints" mais "oui, il y aura des ajustements nécessaires"

Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, a réagi jeudi sur France Inter à la suppression évoquée par les syndicats de 8 000 à 10 000 postes d'ici 2022 par la compagnie aérienne, en raison de l'effondrement du trafic aérien provoqué par la crise du coronavirus.

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

"Oui il y aura des ajustements nécessaires pour Air France", "mais je demande à Air France qu'il n'y ait pas de départs forcés", a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, jeudi 18 juin sur France Inter, alors que selon les syndicats, la compagnie aérienne va supprimer 8 000 à 10 000 postes d'ici 2022, en raison de l'effondrement du trafic aérien provoqué par la crise du coronavirus. "Je vois le chiffre de 8 000 emplois. Je ne confirme pas ces chiffres. J'attends de voir les propositions exactes qui seront celles d'Air France" indique Bruno Le Maire, qui "souhaite que ce soit moins de 8000 postes".

Je crois que c'est ça la ligne rouge importante : qu'il n'y ait pas de départs contraints.

Bruno Le Maire

à France Inter

Ces "ajustements" seront "nécessaires" "parce que l'activité ne redémarrera pas du jour au lendemain et que les pertes ont été très importantes au cours des derniers mois", souligne Bruno Le Maire. "Comme toujours, je vais tenir un discours de vérité. Lufthansa va supprimer 22 000 emplois, British Airways va en supprimer 12 000. Le trafic aérien s'est effondré de 80 à 90%. Il n'y aura pas de retour à la normale immédiat, en particulier dans le domaine du transport aérien", prévient-il. "Si demain Air France fait faillite, ce sont 7 milliards qui partent en fumée et dont je suis responsable", "il faut que la compagnie renoue avec les bénéfices", ajoute le ministre.

Bruno Le Maire sur France Inter, le 18 juin 2020.
Bruno Le Maire sur France Inter, le 18 juin 2020. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)