Un arrêté va être pris pour empêcher la reprise des vols intérieurs abandonnés par Air France

Pour le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, il n'est "pas envisageable que des opérateurs quels qu'ils soient, notamment low cost", s'octroient les lignes laissées libres par Air France. 

Un vol de la filiale régionale HOP de la compagnie aérienne Air France, au départ de l\'aéroport Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne), le 27 septembre 2019. 
Un vol de la filiale régionale HOP de la compagnie aérienne Air France, au départ de l'aéroport Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne), le 27 septembre 2019.  (PASCAL PAVANI / AFP)

Le gouvernement va prendre un arrêté pour empêcher que d'autres compagnies aériennes reprennent les lignes intérieures qu'Air France sera contrainte de fermer, a annoncé lundi 22 juin, sur RTL, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. La compagnie a dû abandonner la desserte de ces lignes pour réduire son bilan carbone. 

"Nous allons demander dans le cadre du plan de sauvetage d'Air France des conditions environnementales. Parmi ces conditions, c'est effectivement qu'Air France se retire des lignes, notamment vers Orly, pour lesquelles existe une alternative ferroviaire à moins de deux heures et demie", a rappelé Jean-Baptiste Djebbari.

Mais "il n'est évidemment pas envisageable que des opérateurs quels qu'ils soient, notamment low cost, viennent s'y insérer. Donc nous prendrons un arrêté pour des raisons environnementales, compatible évidemment avec le droit européen, de manière à ce qu'il n'y ait pas, effectivement, ces effets de distorsion de concurrence", a-t-il ajouté. 

Pas de confirmation concernant les suppressions d'emplois à Air France 

Interrogé sur les rumeurs évoquant 8 000 à 10 000 suppressions d'emplois au sein de la compagnie Air France, dans le cadre d'un plan d'économies, Jean-Baptiste Djebbari a indiqué qu'il ne pouvait pas confirmer ces chiffres.

"Ce que je constate, c'est que si l'Etat n'avait pas prêté à Air France 7 milliards d'euros, ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui seraient aujourd'hui en danger", a-t-il déclaré.

"Personne (...) ne sait dire quel sera l'état du transport aérien dans six mois, dans un an, dans 18 mois", a-t-il souligné. "La chose la plus rationnelle à faire, c'est ce que nous avons fait : c'était de sauver Air France-KLM, c'est de regarder en transparence et en lucidité ce qui va advenir du transport aérien et qu'Air France s'ajuste", a affirmé le secrétaire d'Etat.