Procès des salariés d'Air France : des responsabilités difficiles à établir

La photo d’un responsable d’Air France, chemise en lambeaux, avait fait le tour du monde : le procès de quinze salariés de la compagnie aérienne s’est ouvert ce mardi 27 septembre un an après ces violences.

France 3

Le procès de quinze salariés d'Air France s’est ouvert ce mardi 27 septembre un an après les violences contre deux de ses cadres. Un procès difficile puisque tout repose sur l'analyse des images du 5 octobre dernier. "Cela repose aussi sur quelques témoignages, car les images en elles-mêmes ne disent pas grand-chose. Ce sont en fait des arrêts sur image où l'on peut voir certains salariés durant la bousculade qui se trouvent très près des deux cadres d'Air France", explique Clément Weill-Raynal en direct du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Les témoignages des vigiles désignent certains prévenus

On distingue la main ou le bras d'un des salariés sur le bras, l'épaule ou le col de l'un ou l'autre des deux DRH mais à aucun moment on ne peut déterminer avec précision qui a été violent ou qui est à l'origine des fameuses chemises arrachées. "Le président du tribunal a dit lui-même à l'audience qu'il allait falloir interpréter ces images notamment en les recoupant avec les témoignages des vigiles qui se trouvaient eux dans la mêlée et qui désignent certains des prévenus", conclut le journaliste. Le réquisitoire est attendu demain.
 

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Le DRH d\'Air France, Xavier Broseta, le 5 octobre 2015 à Roissy-en-France (Val-d\'Oise).
Le DRH d'Air France, Xavier Broseta, le 5 octobre 2015 à Roissy-en-France (Val-d'Oise). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)