L'entreprise Gobee.bike quitte la France après la "destruction en masse" de ses vélos en libre-service

En quatre mois, "plus d'un millier de vélos ont été volés ou privatisés" et "près de 3 400 endommagés", selon un communiqué de l'entreprise.

Un vélo en libre-service Gobee.bike à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 20 décembre 2017.
Un vélo en libre-service Gobee.bike à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 20 décembre 2017. (EDOUARD RICHARD / HANS LUCAS / AFP)

"Gobee-bye !" L'entreprise de vélos en libre-service Gobee.bike annonce, samedi 24 février, qu'elle quitte la France. Cette décision, "prenant effet immédiat" a été "extrêmement difficile à prendre", selon un communiqué publié dans la soirée. "Nous pensions véritablement pouvoir offrir un nouveau service de transport intelligent à tous nos utilisateurs, explique la direction. Mais ces efforts n’auront pas été suffisants."

Gobee.bike a dû mettre un terme à son service à Lille, Reims et Bruxelles début janvier. Elle a finalement décidé de cesser son activité en France en raison des dégradations sur ses vélos. "Sur les mois de décembre et janvier, la destruction en masse de notre flotte s’est amplifiée en devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, explique l'entreprise. Au total, ce sont plus d’un millier de vélos qui ont été volés ou privatisés, près de 3 400 vélos endommagés, environ 280 dépôts de plainte enregistrés auprès de la police et près de 6 500 réparations effectuées par nos agents sur le terrain et nos partenaires de réparation."

"Nous remercions les équipes de chaque ville et de chaque pays dans lesquels nous étions présents, conclut Gobee.bike, après seulement quatre mois d'activité en France. Peu importe la distance, nous étions tous unis par la même conviction qu’ensemble nous pourrions révolutionner la mobilité par l’innovation."