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Rouen : quatre mois de prison avec sursis confirmés en appel contre un ex-gendarme, qui avait renversé trois "gilets jaunes" en 2019

Au moment des faits, le prévenu n'était pas en service. Les trois victimes avaient eu de 15 jours à six mois d'incapacité totale de travail.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Trois "gilets jaunes" blessés par un gendarme mobile à Rouen le 16 février 2019 (Sixtine Lys/Radio France)

La cour d'appel de Rouen confirme vendredi 10 mars la peine de quatre mois de prison avec sursis prononcée contre un ancien gendarme mobile, qui avait renversé trois membres des "gilets jaunes" en 2019, rapporte France Bleu Normandie.

Le militaire était poursuivi pour avoir renversé ces trois personnes, qui manifestaient le 16 février 2019 à Rouen. Le jour de l'accident, il n'était pas en service. Bloqué en voiture avec sa femme et son enfant, le ton était monté et il avait fini par redémarrer brusquement. Lors de l'audience, l'ancien gendarme avait expliqué avoir paniqué. Les victimes, blessées, ont eu de 15 jours à six mois d'incapacité totale de travail (ITT). En décembre 2020, le tribunal correctionnel l'avait condamné à quatre mois de prison avec sursis et à un retrait de permis de six mois. Le prévenu avait fait appel.

De leur côté, les trois victimes se disent satisfaites de la décision de la cour d'appel, qui confirme donc la première condamnation. En revanche, contrairement à la décision en première instance, la justice n'a cette fois pas suspendu le permis de conduire de l'ancien gendarme. Ce dernier peut encore se pourvoir en cassation, sous cinq jours.

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