Rouen : les "gilets jaunes" constatent une flambée de la violence

Pourquoi les violences se sont-elles multipliées samedi 5 janvier après une accalmie la semaine précédente ? À Rouen (Seine-Maritime), où 2 000 "gilets jaunes" manifestaient, 16 personnes ont été placées en garde à vue. Un manifestant a été touché par un tir de flashball.

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En près de deux mois de mobilisation, ils n'avaient jamais vu, disent-ils, un tel niveau de violence. Samedi 5 janvier, à Rouen (Seine-Maritime), ces deux "gilets jaunes" rejoignent un rassemblement quand la situation dégénère. Dans les rues adjacentes, des hommes en gilets jaunes lancent des projectiles sur les forces de l'ordre, qui répliquent à coups de gaz lacrymogène et de flashball. Sur cette place est érigé un immense feu de poubelles. Un homme blessé est évacué par d'autres manifestants. Aujourd'hui, les dégâts sont encore visibles, comme ces restes d'une barricade, dont le feu a déformé la chaussée.

Des débordements de plus en plus violents

Selon ces "gilets jaunes", c'est l'intervention des forces de l'ordre qui a déclenché les débordements. Ils le reconnaissent : certains membres du mouvement, exaspérés, ont eux aussi commis des dégradations. Semaine après semaine, manifestation après manifestation, les débordements sont de plus en plus violents. Certains "gilets jaunes" craignent désormais que l'image du mouvement se dégrade. Mais ce porte-parole du mouvement admet une certaine impuissance. Eux disent condamner sans réserve ces violences et appellent à poursuivre pacifiquement la mobilisation.

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Après la succession de violences en marges de smanifestations récentes des "gilets jaunes", des syndicats policiers demandent la création d'un fichier des "casseurs".  (MEHDI FEDOUACH / AFP)