Loiret : la CGT du site Amazon de Saran réclame une prime exceptionnelle à la direction

"1 000 euros", c'est la somme réclamée par le syndicat qui a formulé sa demande par écrit dès le lendemain des annonces d'Emmanuel Macron.

Le site Amazon de Saran, au nord d’Orléans, dans le Loiret, le 26 octobre 2018.
Le site Amazon de Saran, au nord d’Orléans, dans le Loiret, le 26 octobre 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

"On réclame 1 000 euros. C'est supportable pour une multinationale comme Amazon", affirme Khaled Bouchajra, délégué CGT du site Amazon de Saran, au nord d’Orléans, dans le Loiret. France Bleu Orléans rapporte lundi 17 décembre que le syndicat a formulé par écrit à sa direction, dès le lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, sa demande de prime exceptionnelle de fin d'année.

On n'a pas encore de chiffres exacts mais à cause des ‘gilets jaunes’ et des blocages, le e-commerce a explosé de + de 40% ces dernières semaines. Et forcément, Amazon en profite bien.Khaled Bouchajra, délégué CGT à franceinfo

"Il n'y a pas de raison qu'on ne touche pas cette 'prime Macron' nous aussi", plaide le syndicaliste qui espère, ce qui n'est pas le cas pour l'instant, une réponse positive du géant américain de la vente en ligne qui représente près de 20% du marché.

Plusieurs grandes entreprises ont déjà dit oui

Plusieurs grandes entreprises françaises, Total, Orange, Altice ou encore Carrefour, ont déjà répondu favorablement à l'appel lancé lundi dernier par le chef de l’État pour offrir une prime exceptionnelle de fin d'année à leurs employés. Cette prime peut atteindre les 1 000 euros pour les salariés gagnant moins de 3 600 euros nets par mois. Elle sera totalement défiscalisée et exonérée de toute charge sociale.

Le site Amazon de Saran compte 1 600 salariés à l'année et plus de 2 000 intérimaires sur la période de fin d'année.

Par ailleurs, la France prélevera la taxe Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon, etc...) sur les géants du numérique à partir du 1er janvier, a annoncé lundi le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Cette taxe "portera sur l'ensemble de l'année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d'euros", a affirmé Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Paris.