Les permanences de députés de plus en plus prises pour cible

Les attaques contre les permanences de la majorité se multiplient ces dernières semaines. Cela fait suite au vote de l'accord sur le Ceta très critiqué par les agriculteurs.

FRANCE 3

Près d'un député sur cinq aurait déjà été pris pour cible. Dans plusieurs départements, les permanences des élus de la majorité sont dégradées par des "gilets jaunes" ou agriculteurs, pour dénoncer la politique gouvernementale et l'accord sur le Ceta. Parfois, ils agissent même à visage découvert. "C'est le seul moyen pour se faire entendre", disent-ils. Selon un décompte du Figaro, il y en aurait eu 147 depuis juin 2017. Des dégradations de locaux, mais aussi des insultes ou encore des balles retrouvées. Sur Twitter un député a reçu une menace de mort : "La prochaine fois, ce sera entre les deux yeux."

Les élus en colère

Depuis, les élus sont en colère. En juillet, dans une tribune, des élus LREM s'inquiètent : "Nous sommes en train de nous habituer à l'intolérable". Le parti présidentiel est le plus visé. Corinne Vignon, députée LREM de la Haute-Garonne, a été prise pour cible quatre fois en un an. "Il y a une sorte d'escalade et plus ça va, plus les gens se radicalisent", dit-elle. Des peines de prison et amendes sont prévues, mais il est délicat de trouver et sanctionner les auteurs.

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La permanence du Parti socialiste à Carcassonne a été le théâtre d'une explosion, des inscriptions laissées sur la façade laissent à penser à un attentat de la part de viticulteurs mécontents. (ERIC CABANIS / AFP)