Les "gilets jaunes" débordés par les casseurs à La Réunion

À La Réunion, les barrages se multiplient sur les routes. La vie économique, mais aussi les écoles, sont à l'arrêt. Des magasins sont pillés la nuit. Le couvre-feu a été décrété.

France 3

Véhicules incendiés, magasins pillés... Après trois nuits consécutives de violences, un couvre-feu a été instauré, mardi 20 novembre, de 21 heures à 6 heures sur plus de la moitié des communes de l'île de La Réunion. Ce soir, il n'est pas respecté et des incidents ont eu lieu. La mesure est inédite. Les violences de ces derniers jours, les plus graves depuis 1991, ont commencé dimanche en marge du mouvement des "gilets jaunes", qui dénoncent les agissements des casseurs.

"Démarche de l'affamé"

Les violences sont commises par des bandes de jeunes. Deux d'entre eux ont été condamnés pour le pillage d'un magasin. Pour leur avocat, c'est la misère et le manque de perspective qui les conduisent à de tels actes. "Cette démarche est celle de l'affamé, de celui qui est totalement désespéré", explique Me Ali Mihidoiri. À La Réunion, 28% des actifs sont au chômage et 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

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Des \"gilets jaunes\" à Saint-Denis, sur l\'Ile de La Réunion, le 19 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Saint-Denis, sur l'Ile de La Réunion, le 19 novembre 2018. (RICHARD BOUHET / AFP)