Le gouvernement change d'avis sur le référendum d'initiative citoyenne

Le gouvernement se dit désormais prêt à mieux associer la population à certaines décisions, comme le réclamaient de nombreux "gilets jaunes". Un revirement par rapport à l'été dernier.

FRANCE 3

RIC : la revendication des "gilets jaunes" tient en trois lettres pour "référendum d'initiative citoyenne". Dans une interview accordée aux Échos, publiée lundi 17 décembre, le Premier ministre, Édouard Philippe, s'est montré ouvert sur la question. "Je ne vois pas comment on peut être contre son principe, a-t-il expliqué. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n'importe quel sujet ni dans n'importe quelles conditions."

Les "gilets jaunes" réclament un dispositif ambitieux

Le gouvernement change donc de ton sur un dossier qui ne figurait pas au programme d'Emmanuel Macron. En juillet dernier, alors que des députés de l'opposition souhaitaient élargir le champ du référendum, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, refusait catégoriquement. Aujourd'hui, les "gilets jaunes" réclament un dispositif ambitieux. Le référendum d'initiative citoyenne doit permettre de rédiger ou d'abroger une loi, de révoquer des élus ou encore de modifier la Constitution. Mais avant d'accéder à cette demande, le gouvernement mise sur la grande consultation nationale.

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Edouard Philippe, Premier ministre, arrive à Matignon, à Paris, le 14 décembre 2018.
Edouard Philippe, Premier ministre, arrive à Matignon, à Paris, le 14 décembre 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)