L'invitée : Cécile Coudriou, présidente d'Amnesty International France

Depuis plusieurs mois de contestation des "gilets jaunes", nombreux sont ceux qui dénoncent les violences policières. C'est le cas d'Amnesty International. Sa présidente française, Cécile Coudriou, est l'invitée du Soir 3.

France 3

L'annonce du procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, en a surpris plus d'un. Plusieurs policiers vont être jugés pour violences policières lors des manifestations de "gilets jaunes". "Nous saluons cette annonce. Ça va dans le bon sens, celui de la transparence. L'essentiel pour nous c'est que les États respectent les engagements qu'ils ont pris en matière de droits de l'Homme. Et en l'occurrence, pour le maintien de l'ordre, c'est très important pour nous qu'il n'y ait pas d'impunité lorsqu'il y a des cas avérés", déclare Cécile Coudriou, présidente d'Amnesty International France.

Changement de position sur les LBD

L'association a toujours émis des doutes sur l'usage des LBD, les lanceurs de balles de défense. Sa position a-t-elle changé ? "Confrontés au nombre de violences commises avec ces armes et à la gravité des blessures, notre position consistait à dire que nous n'étions pas pour l'interdiction, pour veiller à ce que cette arme soit utilisée correctement. Aujourd'hui, considérant ce qui s'est passé [...] nous considérons qu'il est nécessaire d'appeler à une suspension de cette arme tant que nous n'aurons pas déterminé dans quelle mesure elle est mal utilisée", poursuit Cécile Coudriou.

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La présidente d\'Amnesty International France Cécile Coudriou, le 21 février 2018, à Paris.
La présidente d'Amnesty International France Cécile Coudriou, le 21 février 2018, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)