Haut-Rhin : un homme sera jugé en mars pour avoir menacé de "faire sauter" le domicile d'une députée de Vendée

L'homme d'une quarantaine d'années avait posté un commentaire sur la page Facebook de la députée.

Post sur la page facebook de Patricia Gallerneau.
Post sur la page facebook de Patricia Gallerneau. (CAPTURE D'ECRAN FACEBOOK)

Un Alsacien a été placé en garde à vue à Colmar (Haut-Rhin) mardi 8 janvier, soupçonné d’avoir menacé de "faire sauter" le domicile de la députée MoDem de Vendée Patricia Gallerneau sur Facebook, indiquent France Bleu Loire Océan et France Bleu Alsace vendredi. L’homme d’une quarantaine d’années est ressorti libre, sous contrôle judiciaire, en attendant son procès devant le tribunal correctionnel de Colmar, le 1er mars prochain. Il sera poursuivi pour "menaces" sur un élu, "provocation à un attroupement armé" et "usage de stupéfiant", indique le procureur de la Répulique de Colmar qui le présente comme étant un "gilet jaune".

Ce "gilet jaune" a publié dimanche 6 janvier sur Facebook un message pour menacer de détruire la maison de la députée, si le président Emmanuel Macron "ne démissionnait pas". Il a été arrêté mardi et il est déjà connu des services de la gendarmerie.

"Du plastic comme en Corse"

La députée avait expliqué qu’un mur de parpaings avait été érigé devant son domicile personnel à Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), dans la nuit du 5 au 6 janvier. Elle avait alors émis l'hypothèse que cela puisse venir des "gilets jaunes".

Quelques heures plus tard, le quadragénaire qui habite Jebsheim (Haut-Rhin) avait réagi sur les réseaux sociaux, en indiquant que ce mur d’un mètre cinquante de haut n’était qu’un "avertissement" et que si le chef de l’Etat ne démissionnait pas, "aujourd’hui, c’est des briques, demain si ça continue ça pourrait être du plastic comme en Corse". La députée de Vendée avait porté plainte dès dimanche soir.