"Gilets jaunes" : une loi pour lutter contre les casseurs

Le gouvernement annonce une loi anti-casseurs qui sera débattue en février. Délit de port de la cagoule, fichier pour les manifestants violents... Ces mesures sont-elles réellement nouvelles ?

Aujourd'hui, c'est souvent l'État qui paie les dégradations des casseurs, comme celles commises à l'Arc de Triomphe (Paris) en décembre dernier. Nouvel objectif : faire payer systématiquement les casseurs condamnés pour des dégradations. Autre mesure envisagée : ficher les manifestants violents pour les empêcher de venir aux manifestations. En réalité, il existe déjà un fichier similaire. Il suffirait, pour Denis Jacob, du syndicat Alternative Police CFDT, de le modifier. 

Des mesures inquiétantes

Edouard Philippe veut un durcissement législatif : participer à une manifestation non déclarée ne serait plus sanctionné par une simple contravention, mais serait considéré comme un délit. Ce serait la même chose pour les individus qui arriveraient cagoulés. Des mesures qui inquiètent Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature. "Si par exemple, vous avez une écharpe et que vous la remontez sur votre nez parce qu'il y a des gaz lacrymogènes, vous pourrez vous retrouver en garde à vue", prévient-elle. Le projet de loi devrait être discuté début février.

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Des affrontements entre policiers et manifestants, lors de la mobilisation toulousaine des \"gilets jaunes\" le 5 janvier.
Des affrontements entre policiers et manifestants, lors de la mobilisation toulousaine des "gilets jaunes" le 5 janvier. (PASCAL PAVANI / AFP)